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      <title>Design et Simulation</title>
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      <description>Design et Simulation</description>
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      <![CDATA[ S-Concept quand artisanat et modernité ne forment qu&rsquo;un ]]>
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      <pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:45:59 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Imaginez un artisanat moderne, fusionnant tradition et innovation. Lucas Saden, fondateur de S-Concept, crée des objets uniques et durables grâce aux outils numériques de Dassault Systèmes, transformant sa vision en réalité avec une précision et une flexibilité inédites. Tour d’horizon. 
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      <![CDATA[ 
Fondateur et dirigeant de S-Concept, Lucas Saden incarne la fusion parfaite entre artisanat traditionnel et fabrication numérique. Grâce aux outils de Dassault Systèmes, il a pu transformer son métier, alliant créativité et précision pour créer des objets uniques et durables. Son parcours et ses projets illustrent comment la technologie peut enrichir l&rsquo;artisanat et offrir de nouvelles possibilités aux créateurs. Retour sur un témoignage inspirant.



Lucas Saden, Fondateur et dirigeant de S-Concept sur la scène du 3DEXPERIENCE Forum à Paris, le 28 mai 2024







Lucas Saden se décrit d’abord comme un artisan, un amoureux de la création et un passionné du travail du bois. Il se distingue par son approche innovante qui combine les techniques traditionnelles de la menuiserie et de l’ébénisterie avec les technologies numériques les plus avancées. Travaillant en collaboration avec Dassault Systèmes, il utilise une gamme d&rsquo;outils logiciels pour créer des meubles sur mesure avec précision.



Lucas Saden se définit comme un « créateur, designer, fabricant, prototypiste ». Il explique : « j’utilise les machines traditionnelles d’ébénisterie et de menuiserie aussi bien que les machines très modernes d’impression 3D et de fraisage numérique ». Cette combinaison unique permet à Lucas Saden de créer des objets sur mesure, allant du mobilier aux prototypes et pièces uniques. Il apprécie la flexibilité de pouvoir toucher à toutes les étapes du processus de création, de la conception à la fabrication en passant par la vente.



Un parcours inspirant… et une rencontre déjà ancienne avec l’écosystème Dassault Systèmes



Le parcours de Lucas Saden est marqué par une curiosité insatiable et une passion pour le bricolage et la création. « J’ai toujours aimé comprendre comment les choses sont faites, démonter et remonter les objets fonctionnels qui m’entouraient », raconte-t-il. Après trois ans d&rsquo;école d&rsquo;ingénieur et un diplôme en modelage 3D, il décide de créer sa propre entreprise pour pouvoir explorer toutes les facettes de la conception et de la fabrication sans être contraint par une seule fonction. La rencontre de Lucas Saden avec Dassault Systèmes remonte à son adolescence, lorsqu&rsquo;il découvre Cosmic Blobs, un logiciel de modélisation pour enfants. Plus tard, lors de ses études en ingénierie et en design, il utilise SOLIDWORKS et a l&rsquo;opportunité de réaliser un stage au 3DEXPERIENCE Lab de Dassault Systèmes à Boston. Aujourd&rsquo;hui, il utilise SOLIDWORKS, XDesign, XShape et NSR (NC Shop Floor Programmer) pour ses projets.




« Les solutions 3D de Dassault Systèmes permettent de modifier indéfiniment les paramètres d&rsquo;un projet en temps réel » &#8211; Lucas Saden, Fondateur et Dirigeant de S-Concept




Des projets innovants portés par la vision d’un artisanat numérique…



Parmi les projets les plus inspirants de Lucas Saden, on trouve la table modulable, réalisée en collaboration avec Dassault Systèmes. «&nbsp;Nous avons réalisé une table entièrement modulable mécaniquement qui fait tout à la fois fonction de table basse, de table de salle à manger, de table de bureau et de table de cuisine&nbsp;», explique le chef d’entreprise. Il a également conçu un mange-debout pour Dassault Systèmes, intégrant des techniques de fabrication traditionnelles et numériques. «&nbsp;Il s’agit d’une table avec de l’accessoirisation possible, principalement réalisée sur XDesign et SOLIDWORKS et fabriquée avec de l’impression 3D.&nbsp;» L&rsquo;intégration des solutions de Dassault Systèmes a permis à Lucas Saden d&rsquo;optimiser son processus de création. «&nbsp;Les solutions 3D de Dassault Systèmes permettent de modifier indéfiniment les paramètres d&rsquo;un projet en temps réel&nbsp;». Un atout majeur qui lui permet d&rsquo;adapter le design et le processus de fabrication en fonction des besoins, offrant ainsi une réactivité sans précédent. De plus, la simulation avec un jumeau virtuel permet d&rsquo;identifier et de résoudre les problèmes avant la production, réduisant ainsi le gaspillage de matériaux et les erreurs coûteuses.



Une vision durable et responsable



Lucas Saden met un point d&rsquo;honneur à intégrer la durabilité dans ses créations. «&nbsp;Grâce aux solutions de CAO en 3D, nous sommes désormais en mesure de prendre des décisions éclairées sur le plan des matériaux utilisés, des techniques de fabrication, comme des processus de distribution afin de minimiser l&#8217;empreinte écologique de nos créations&nbsp;». Ce faisant, il promeut un design fonctionnel, utilisant des ressources locales et des procédés de fabrication responsables. «&nbsp;Mon projet consistait à créer une entreprise qui fabrique du mobilier haut de gamme artisanal, du fait main mais aussi avec une aide des machines numériques&nbsp;», conclut-t-il. Pari gagné&nbsp;!



Cet article vous a plu&nbsp;? Découvrez le best of du 3DEXPERIENCE Forum 2024 regroupant les retours d’expérience exclusifs de clients tels que NAAREA, S-Concept, Renault Group, Bel, Valéo, Milla Group, KNDS, Airbus, Dassault Aviation ou encore Naval Group.



Envie d’en savoir plus sur nos clients ? Découvrez leurs témoignages sur notre page dédiée aux&nbsp;Customer Références.
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      <![CDATA[ Des promesses technologiques aux promesses opérationnelles : 3DEXPERIENCE Forum 2024 ]]>
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      <link>https://blog--3ds--com.apsulis.fr/fr/industries/transportation-mobility/des-promesses-technologiques-aux-promesses-operationnelles-3dexperience-forum-2024/</link>
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      <pubDate>Mon, 23 Sep 2024 09:57:56 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Le 28 mai 2024, Dassault Systèmes a réuni près de 800 acteurs de l’industrie, engagés dans la transformation digitale, autour d’une ambition : affronter l’ensemble des défis liés à l’innovation.
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      <![CDATA[ 
Au terme d’une matinée consacrée à une conférence plénière placée sous le signe de l’inspiration et du partage d’expériences, le 3DEXPERIENCE Forum 2024 s’est poursuivi autour de deux points forts : le Playground et des sessions d’ateliers. Tour d’horizon. 



À l’issue d’une plénière riche et inspirante, les nombreux professionnels de l&rsquo;industrie présents ce jour là ont rejoint une zone baptisée «&nbsp;Playground&nbsp;». Le principe de ce Playground&nbsp;? Trois pôles distincts permettant à Dassault Systèmes et à ses partenaires, Accenture, Assystem, CapGemini et CIMPA, d’immerger les visiteurs dans l’univers de la plate-forme 3DEXPERIENCE et de ses usages. Au programme, des démonstrations et mises en situation sur mesure pour illustrer des transformations fortes et des perspectives enthousiasmantes&nbsp;:




Optimiser l’innovation grâce à la collaboration,



La science des données au service de l&rsquo;expérience des jumeaux virtuels,



Renforcer l’entreprise étendue grâce à des stratégies de collaboration,



Harmoniser la complexité avec l&rsquo;ingénierie des systèmes basée sur des modèles,&nbsp;



Rationaliser la conception des formules et accélérer l’innovation en laboratoire,



Réinventer l&rsquo;industrie de la construction avec la productisation,



Ouvrir la voie à la décarbonisation et à la transition énergétique,



Recourir à la Data Science pour réduire le coût des véhicules et protéger la marge…




Au total, une vingtaine de « Pods » conçus pour faciliter les démonstrations et les mises en situation, afin de permettre aux participants au 3DEXPERIENCE Forum 2024, une immersion concrète dans les univers de la plate-forme 3DEXPERIENCE de Dassault Système : CATIA, SIMULIA, DELMIA ou encore SOLIDWORKS !







Des ateliers pour mesurer la puissance du cloud, du jumeau virtuel et de l’IA



L’après-midi du 28 mai était consacrée à différentes sessions d’ateliers simultanées. Au total, six atelier différents&nbsp;qui ont réuni un public non seulement nombreux, mais surtout captif. Jumeaux virtuels augmentés par la Data Science, Optimisation de la supply chain, transformation cloud, innovation collaborative, modélisation et simulation et enfin MBSE, autant de thématiques au cœur de la transformation de l’industrie.



Parmi les ateliers le plus marquants, le premier rendez-vous sur le thème des Jumeaux virtuels augmentés par la Data Science et l’IA. Christophe Chotteau, Directeur Technique de NETVIBES et Thomas Grimaud, Directeur Commercial, ont pris la parole pour exposer le potentiel de la science de la donnée pour enrichir et accroître le potentiel des jumeaux virtuels «&nbsp;au service des deux enjeux cardinaux des grands projets industriels que sont la maîtrise des coûts et le respect des délais&nbsp;». Le défi&nbsp;; rendre la donnée vivante au sein des jumeaux virtuels. La donnée réelle, celle des fournisseurs, des clients est non seulement disparate et d’une volumétrie massive. «&nbsp;L’IA permet de contextualiser les données pour enrichir les modèles et les simulations&nbsp;», a expliqué Christophe Chotteau qui a souligné au passage le potentiel du traitement automatique de langage (également appelé LLM pour Large language model). Une fonctionnalité qui permet de brasser et exploiter les données non-structurées.



Le deuxième rendez-vous qui a mobilisé une audience importante était intitulé Optimisation de la supply chain : de la conception à la production. Guillaume Belkacem d’Accenture, Patrick Derouin pour DELMIA et Maxime Hoskins de Dassault Systèmes ont mis en évidence les défis actuels des acteurs de la logistique : attentes des consommateurs en matière de RSE, pression sur les marges, nécessité de durabilité et volatilité accrue des coûts et des activités. Pour y faire face, les intervenants ont souligné l&rsquo;importance de l&rsquo;innovation durable, de la résilience et de l&rsquo;efficience opérationnelle. La modélisation et la simulation de l&rsquo;ensemble de la chaîne de valeur, connectée aux données et à l&rsquo;IA, sont apparues comme des solutions clés pour décloisonner les opérations et prendre des décisions éclairées. La collaboration de bout en bout, de la conception à la production, a été identifiée comme un facteur crucial de succès, tout comme la capacité à s&rsquo;adapter à l&rsquo;évolution constante de la supply chain et des contraintes. Enfin, l&rsquo;importance de mesurer les réactions et de comprendre les pertes d&rsquo;adhésion au plan a été soulignée, mettant en avant la nécessité d&rsquo;une approche combinant processus et collaboration humaine.



Enfin, la troisième conférence intitulée Move to cloud with 3DEXPERIENCE Platform as SAAS, animée par Christophe Pillette et Sébastien West de Dassault Systèmes d’une part et Martin Kraus pour CIMPA d’autre part a conclu cette journée intense. Au-delà des atouts bien connus du cloud, les intervenants ont rappelé la légitimité de Dassault Systèmes sur le cloud et sur la fiabilité de l’infrastructure, affichant un taux de disponibilité supérieur à 99,5%. A retenir également, les 5 étapes clés d’une migration cloud, telles qu’identifiées par Martin Kraus:




Déploiement fonctionnel : Mise en place des fonctionnalités et des outils adaptés aux besoins spécifiques de chaque entreprise.



Intégration dans le système d&rsquo;information (SI) : Connexion de la plate-forme 3DEXPERIENCE cloud avec les systèmes existants de l&rsquo;entreprise pour une interopérabilité optimale.



Migration des données : Transfert sécurisé et efficace des données de l&rsquo;entreprise vers le cloud.



Sécurité : Mise en place de mesures de sécurité robustes pour protéger les données et les infrastructures contre les cyberattaques et les accès non autorisés.



Transition opérationnelle : Accompagnement des utilisateurs dans la prise en main de la plate-forme 3DEXPERIENCE cloud et dans l&rsquo;adoption de nouvelles méthodes de travail.




Le 3DEXPERIENCE Forum 2024 a permis de révéler les tendances les plus porteuses pour accélérer la transformation de l’industrie. Grâce aux Generative Experiences, au digital et à la puissance de la plate-forme 3DEXPERIENCE, tous les secteurs industriels peuvent s’engager sur la voie d’une transformation ambitieuse, propre à relever tous les défis techniques, organisationnels ou environnementaux qui s’imposent à eux !



Cet article vous a plu ? Allez plus loin en consultant notre page replay du 3DEXPERIENCE FORUM 2024.







Qu’est-ce que le 3DEXPERIENCE Forum Eurowest ?



Le 3DEXPERIENCE Forum Eurowest est une conférence biennale de référence, réunissant des décideurs de la R&amp;D, de l’innovation, de l’ingénierie, du design, du PLM, de la production, de la supply chain et de la transformation. Cet événement attire des responsables de divers secteurs et de toutes tailles d’entreprises.



Ce rendez-vous exceptionnel se distingue par des témoignages clients remarquables en plénière, un large choix d’ateliers thématiques, des espaces immersifs (Playground) et de nombreuses opportunités de networking. Cette année, le forum s’est déroulé sous le thème des “Expériences Génératives” et a mis en avant l’apport des jumeaux virtuels, de la data et de l’IA &nbsp;au service de la performance et de l’innovation durables.




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      <![CDATA[ Le MBSE, une réponse concrète aux enjeux structurants de l’ingénierie ]]>
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      <pubDate>Thu, 25 Jul 2024 12:24:56 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Découvrez comment le Model Based Systems Engineering (MBSE) répond de manière concrète aux défis complexes de l’ingénierie. Explorez ses avantages, ses cas d’utilisation et ses prérequis pour une adoption réussie.
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      <![CDATA[ 
Dans le domaine de la conception des Systèmes Mécatronique ou à dominante logicielle, le Model Based System Engineering (MBSE) s’impose, de plus en plus, comme une méthode incontournable, pour résoudre la variété de défis rencontrés par les ingénieurs. En permettant une modélisation détaillée et une analyse holistique du système à concevoir, le MBSE offre des réponses concrètes à des problèmes autrefois extrêmement complexes à résoudre.&nbsp;



Une définition du MBSE (Model Based system engineering)



Le MBSE est une approche méthodologique utilisée dans le développement de systèmes complexes, où la spécification, la conception, l’analyse, la vérification et la validation du système sont réalisées principalement à l’aide de modèles (informatiques, numériques), et ceci tout au long du cycle de développement. Contrairement aux méthodes traditionnelles, qui se concentrent sur la documentation textuelle, le MBSE repose sur la création de modèles représentant les différents aspects du système, tels que les exigences, les fonctions, la structure, les comportements ou les contraintes.



Des modèles ? Pour quoi faire ? 



Les modèles créés suivant l’approche MBSE, permettent une représentation graphique et structurée des informations relatives au système, favorisant ainsi une compréhension claire et cohérente de ses différentes composantes. Ces modèles peuvent être créés à l’aide de langages de modélisation standardisés tels que SysML (Systems Modeling Language) dédié à la conception Système ou l’UML (Unified Modeling Language), ce dernier étant plus approprié pour la conception logicielle.



Quels sont les principaux avantages du MBSE ?



L’avantage principal du MBSE réside dans&nbsp;sa capacité à faciliter la communication entre les parties prenantes du projet, en fournissant des représentations visuelles du système, d’en explorer et de valider sa structure, son comportement et ses interactions, avant toute réalisation physique. De surcroit, le MBSE favorise une approche itérative du processus de développement, permettant une meilleure gestion des changements et des évolutions du système au fil du temps. L’identification et la résolution des problèmes, en est grandement facilité (i.e.&nbsp;: problèmes découverts très tôt et corrigés dès les premières phases du processus de développement) réduisant ainsi les risques et les coûts.



MBSE : une approche et des processus 100% agiles



Dans les faits, le MBSE est une approche de développement de systèmes qui repose sur la création et l’utilisation de modèles (informatiques) pour spécifier, concevoir et analyser les systèmes complexes.&nbsp;Cette méthode favorise la collaboration, la cohérence et la gestion efficace des changements, tout au long du cycle de vie du système. Elle apporte également des réponses concrètes, dans de nombreux cas de figure, et ceci à toutes les étapes du processus de développement.



Examinons 3 cas où le MBSE s’impose comme une méthode incontournable pour accélérer la mise sur le marché de produits, ou d’infrastructures et fiabiliser l’intégration de systèmes hétérogènes.



Cas 1 : Gérer la complexité, pour dépasser les limites, grâce à l’approche MBSE



Le MBSE repose sur une approche structurée afin de modéliser, d’analyser (notamment les comportements émergents), d’appréhender la complexité inhérente des systèmes et de comprendre et de maîtriser le risque d’erreur tout au long du cycle de vie du projet.



En utilisant des modèles, qui capturent toutes les interrelations et interactions entre les composants, les ingénieurs peuvent analyser les impacts de chaque changement sur l’ensemble du système, tout en veillant au respect et à la traçabilité des exigences. Cela permet une prise de décision plus éclairée et une gestion efficace de la complexité tout au long du cycle de vie du système, tout en fluidifiant la collaboration et les échanges avec les membres de l’équipe, facilitant ainsi la gestion des modifications ou des évolutions.



L’un des exemples les plus emblématiques de gestion de la complexité date des années 60 et remonte au programme spatial Apollo. Même si le MBSE n’a pas été directement utilisé dans le cadre de la mission Apollo (ce concept ayant été formalisé bien après les années 1960 et 1970), l&rsquo;approche conceptuelle que représente le MBSE, peut être vue comme une évolution des techniques d&rsquo;ingénierie utilisées pendant le programme Apollo. En effet, pour atteindre l’objectif fou d’envoyer des humains sur la surface lunaire, et surtout de les ramener sur Terre en toute sécurité, la NASA, pour y parvenir, a dû utiliser des méthodologies rigoureuses pour l&rsquo;analyse, la conception, les tests et l&rsquo;intégration de chaque composant, des fusées aux modules lunaires en passant par les combinaisons spatiales.



En conclusion, Apollo a servi de catalyseur pour systématiser et formaliser ces pratiques, visant à coordonner efficacement différentes disciplines d&rsquo;ingénierie, pour réaliser des projets complexes, en une discipline à part entière, l’Ingénierie Système. Cette nouvelle pratique popularisée par la mission spatiale, a permis d’anticiper et de résoudre de nombreux défis techniques, contribuant ainsi au succès historique du programme Apollo et de bien d’autres par la suite dans le spatial ou ailleurs.



En outre, il est important de mentionner que l’INCOSE (International Council on Systems Engineering) a déclaré que l&rsquo;Ingénierie Système basée sur les modèles (i.e.&nbsp;: le MBSE) est l&rsquo;Ingénierie Système du Futur.



Pour comprendre, comment le MBSE a révolutionné les missions d’Astrophysique, nous pouvons citer un exemple plus contemporain, et mentionner le télescope spatial James Webb (JWST). La conception complexe du télescope, avec ses multiples instruments scientifiques et mécanismes de déploiement, nécessitait une approche systématique pour garantir son succès. Le MBSE a permis aux ingénieurs de modéliser l&rsquo;architecture du télescope, les interfaces des sous-systèmes et les exigences de performance, facilitant ainsi l&rsquo;intégration et les tests des différents composants. Cette approche a permis d&rsquo;identifier rapidement les problèmes potentiels et de les résoudre, ce qui a permis d&rsquo;obtenir un télescope plus robuste et plus fiable.



Alors que la décennie à venir devrait voir à nouveau un être humain fouler la surface de la Lune, le MBSE est plus que jamais d’actualité !







Cas 2 : Optimiser la communication et la collaboration entre les ingénieurs MBSE



Rien de plus collaboratif que les projets d’ingénierie. Parce que les membres des équipes et parties prenantes sont souvent pluridisciplinaires, la communication, le partage de données et la collaboration sont essentielles. Dans les entreprises, le MBSE fournit une plateforme commune où toutes les parties peuvent travailler ensemble en utilisant un langage visuel commun, ouvrant la voie à une meilleure gestion des modifications. Les modèles MBSE servent ainsi de point de référence permettant aux équipes de comprendre rapidement et précisément les exigences, les spécifications et les contraintes spécifiques d’un système. L’Airbus A380, dont le premier vol remonte à 2005, est l’illustration parfaite de cette approche d’innovation collective qui s’incarne dans le MBSE. Parce qu’il a été l’un des avions de ligne les plus vastes et les plus complexes jamais construits, que la traçabilité des exigences était un enjeu central, il a fallu toute la puissance collaborative du MBSE pour relever le défi de la conception de ce géant des airs. Avec des équipes dispersées dans le monde entier travaillant sur différents aspects de la conception et de la fabrication, les outils de modélisation basés sur des systèmes a permis une coordination efficace. Les modèles MBSE ont fourni une référence commune pour comprendre les exigences du client, les spécifications techniques et les contraintes de conception, aidant ainsi à garantir que tous les intervenants travaillaient vers un objectif commun.



Aux yeux des experts de Dassault Systèmes, l’approche MBSE est massivement utilisée dans le secteur aéronautique et dans l’industrie du New Space pour lesquels, elle contribue à accélérer l’innovation, comme l’a démontré la dernière édition du Salon du Bourget. 







Cas 3 : Gérer les changements et maîtriser des risques à l&rsquo;aides des méthodologies MBSE



Dans les entreprises, les projets d’ingénierie sont rarement statiques, et les changements inattendus peuvent survenir à tout moment, entraînant des risques potentiels pour le succès du projet. La gestion des modifications sur l’ensemble du cycle de vie d’un projet constitue souvent un enjeu central.  Pour les entreprises porteuses de projets, le MBSE offre une méthode robuste pour gérer les changements et atténuer les risques susceptibles d’émerger à tout moment. En modélisant le système dans son ensemble, les ingénieurs et l’ensemble des membres de l’équipe peuvent évaluer l’impact des changements proposés avant de les mettre en œuvre. Les outils de modélisation permettent d’anticiper les conséquences potentielles et de prendre des mesures préventives pour minimiser les risques. De plus, en mettant à jour les modèles en temps réel pour refléter les changements apportés au système, le MBSE assure une traçabilité des exigences complète, permettant une gestion efficace des configurations et une prise de décision éclairée tout au long du projet. Même s’il est souvent critiqué, voire décrié, le projet de réacteur nucléaire EPR (Evolutionary Power Reactor), aurait pu connaître des déboires bien pires et des retards encore plus importants sans le MBSE. Il offre un exemple pertinent de la gestion des changements et des risques. La conception et la construction d’un réacteur nucléaire sont des processus complexes et longs, exposés à de nombreux risques techniques, réglementaires et financiers. Dans ce contexte, l’utilisation du MBSE a été cruciale pour anticiper et atténuer les risques d’erreurs potentiels. Les modèles MBSE ont permis de simuler divers scénarios et de comprendre les impacts de chaque modification de conception sur l’ensemble du système. Par exemple, lorsqu’un changement de conception a été proposé pour améliorer l’efficacité énergétique ou la sécurité du réacteur, les ingénieurs ont pu évaluer rapidement son impact sur les performances globales, ainsi que sur les coûts et les délais de construction.







Les prérequis pour se lancer dans une approche MBSE constructive



L’ingénierie système basée sur les modèles exige une compréhension solide des fondamentaux de l’ingénierie et des systèmes complexes. Une connaissance approfondie des méthodes d’ingénierie et des processus de développement est essentielle. Cela comprend la familiarité avec les normes telles que ISO/IEC 15288 ou la connaissance des pratiques innovantes promues par l’INCOSE. De plus, une compréhension des langages de modélisation comme SysML ou UML (pour le logiciel) est cruciale pour représenter efficacement les systèmes et leurs interactions.



Pouvoir s’appuyer sur des compétences multidisciplinaires, s’impose comme une nécessité, mais celles-ci doivent s’accompagner d’une capacité à comprendre les exigences métier et les besoins des parties prenantes. La maîtrise des outils de modélisation MBSE est également indispensable pour manipuler les modèles de manière efficace et ainsi limiter l’exposition du projet au risque d’erreurs.



Enfin, une aptitude à la pensée analytique et à la résolution de problèmes est essentielle pour interpréter les modèles, identifier les erreurs potentielles et prendre des décisions éclairées tout au long du processus d’ingénierie.



En conclusion, pour engager toute entreprise dans une approche MBSE, il est indispensable de posséder de solides bases en ingénierie multidisciplinaire, une connaissance des langages et des outils de modélisation, ainsi qu’une capacité à comprendre les besoins métier et à résoudre les problèmes de manière analytique.



MBSE : entre simulation, modélisation et PLM



Le Model Based System Engineering (MBSE) se présente comme un catalyseur-clé à disposition l&rsquo;ingénierie moderne, offrant des solutions aux défis complexes rencontrés dans la conception et la gestion des systèmes. En gérant la complexité, en favorisant la communication et la collaboration, en s&rsquo;appuyant sur la simulation, il crée une plateforme où les équipes dispersées peuvent converger vers des objectifs communs. Enfin, en gérant les changements et en maîtrisant les risques, le MBSE assure une gestion efficace des projets, comme en témoigne l&rsquo;exemple du réacteur nucléaire EPR. Par sa capacité à aborder les défis d’innovation sur un plan holistique, collaboratif et agile, le MBSE émerge comme un outil indispensable pour laisser s’exprimer le génie humain !



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      <![CDATA[ Six témoignages : la simulation, vue de l’intérieur ! ]]>
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      <link>https://blog--3ds--com.apsulis.fr/fr/brands/simulia/six-temoignages-la-simulation-vue-de-linterieur/</link>
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      <pubDate>Mon, 20 Nov 2023 08:46:59 GMT</pubDate>
      <description>
      <![CDATA[ Le SIMULIA Regional User Meeting (RUM) France 2023 s’est déroulé le 6 juin 2023 sur le campus de Dassault Systèmes. L’événement, pensé comme un temps d’échange et de partage visait à fédérer la communauté des utilisateurs de SIMULIA autour de retours d’expériences d’acteurs leaders dans leurs secteurs d’activité. Tour d’horizon des dernières technologies, partage d’idées et de bonnes pratiques avec d’autres utilisateurs, rencontre avec des experts SIMULIA pour obtenir de l’aide et des conseils… Voici ce qu’il fallait en retenir.
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Le SIMULIA Regional User Meeting (RUM) France 2023 s’est déroulé le 6 juin 2023 sur le campus de Dassault Systèmes. L’événement, pensé comme un temps d’échange et de partage visait à fédérer la communauté des utilisateurs de SIMULIA autour de retours d’expériences d’acteurs leaders dans leurs secteurs d’activité. Tour d’horizon des dernières technologies, partage d’idées et de bonnes pratiques avec d’autres utilisateurs, rencontre avec des experts SIMULIA pour obtenir de l’aide et des conseils… Voici ce qu’il fallait en retenir.



SAFRAN AIRCRAFT ENGINES simule le comportement des moteurs dans leur environnement



L‘approche CFD (Computational Fluid Dynamics) LBM (Lattice Boltzmann Method)&nbsp;est une méthode de simulation numérique utilisée pour résoudre des problèmes liés à la&nbsp;dynamique des fluides. Cette méthode de simulation numérique haute-fidélité est utilisée pour modéliser des écoulements en mode transitoire pour des régimes de laminaire à transsonique. Elle s’appuie sur la physique statistique, dérivée de la théorie cinétique des gaz, apportant une approche du fluide non plus macroscopique mais mésoscopique. Elle combine par conséquent des concepts de la mécanique statistique, de la cinétique des gaz et de la&nbsp;simulation numérique pour modéliser le comportement des fluides.&nbsp;Eric LIPPINOIS, Adjoint Métier Méthodes &amp; Outils Aérodynamiques Safran Aircraft Engines – Safran AE, est intervenu lors du SIMULIA RUM pour expliquer comment le solveur Powerflow exploitant l’approche CFD LBM permet à SAFRAN AIRCRAFT ENGINES d’alimenter ses bureaux d’études. L’un des atouts de PowerFLOW repose sur l’automatisation de la discrétisation du domaine, permettant de garder l’intégralité de la géométrie, dont les parties complexes que l’on retrouve dans un moteur d’avion. «&nbsp;Nous utilisons le solveur pour des&nbsp;problématiques d’intégration moteur&nbsp;et&nbsp;simuler le comportement du moteur dans son environnement&nbsp;», a indiqué Eric Lippinois. Utilisée à des fins de calculs acoustiques, aérothermiques (Hors-veines et Turbines), l’approche CFD LBM offre aux équipes de Safran des perspectives de&nbsp;gains de temps et d’extension des périmètres de calcul.



HÔPITAL SAINT-LOUIS : La simulation au service de la maîtrise du risque sanitaire



Les&nbsp;espaces de soins ouverts, comme une unité de dialyse, sont des lieux où le risque de transmission croisée respiratoire est majoré.&nbsp;Guillaume MELLON, Chef de service de surveillance et de prévention des risques infectieux – Hôpital Saint-Louis à Paris, s’est intéressé, avec ses équipes, à mettre en exergue ce risque et à&nbsp;mesurer l’impact de la maintenance du réseau aéraulique. «&nbsp;Nous souhaitions&nbsp;mieux comprendre les phénomènes de transmission infectieuse&nbsp;au sein de notre établissement. Pour cela, nous avons mené une étude en janvier 2022, lors d’un pic d’incidence de la COVID, au sein de notre unité de dialyse&nbsp;». L’ambition&nbsp;? Évaluer la présence de particules virales (bio aérosol) au sein d’un service de soins au cours d’une période de circulation importante du SARS-CoV-2, mais aussi mesurer la présence de particules virales en fonction de la catégorie de patients présents dans l’unité de soins. Le projet d’étude visait par ailleurs à&nbsp;évaluer l’impact des mesures de renouvellement d’air sur la présence de particules virales&nbsp;et à&nbsp;établir une représentation spatiale de présence de particules de SARS-CoV-2&nbsp;au sein de l’unité investiguée.



Grâce à la modélisation, l’Hôpital Saint Louis&nbsp;est parvenu à mettre en évidence la présence de particules virales en suspension sur les prélèvements d’air réalisés au sein du service de dialyse au cours d’une période de circulation importante du SARS-CoV-2, mais surtout à mesurer l’importance des opérations de maintenance du réseau aéraulique malgré les contraintes de continuité des soins. «&nbsp;La Réalité Augmentée a constitué un outil précieux pour sensibiliser les professionnels de santé aux enjeux de la transmission croisée respiratoire&nbsp;», a conclu&nbsp;Guillaume MELLON.



AIRCAPTIF MICHELIN : la simulation pour conquérir de nouveaux marchés



Aircaptif Michelin&nbsp;est une entreprise française qui développe et fabrique des&nbsp;structures gonflables ultralégères. Particulièrement innovante, l’organisation révolutionne le marché des structures gonflables en développant des structures gonflables légères, faciles à transporter et à installer, et offrant une&nbsp;excellente isolation thermique et acoustique. Elles sont également recyclables et respectueuses de l’environnement. Au cœur de l’innovation chez Aircaptif, on trouve la&nbsp;solution SIMULIA.&nbsp;Armel Brice MBIAKOP NGASSA, Directeur de l’innovation – AIRCAPTIF Michelin a ainsi indiqué&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;la modélisation multiphysique de la&nbsp;3DEXPERIENCE nous permet de partir à la&nbsp;conquête de nouvelles verticales, comme la récupération de débris spatiaux par exemple. La maturité de ce secteur d’activité est évidemment très faible, et&nbsp;la simulation nous était indispensable pour nous positionner&nbsp;».



IDEMIA : améliorer la sécurité des documents d’identité grâce à la simulation



L’unité “Public Security and Identity” au sein de l’entreprise&nbsp;Idemia&nbsp;joue un rôle clé. Comment&nbsp;? En proposant une variété de lignes de produits spécifiquement conçues pour les institutions gouvernementales. Au cœur de ces offres, une gamme se démarque : les&nbsp;documents physiques d’identité. L’objectif fondamental de cette gamme réside dans la conception de&nbsp;solutions qui allient simplicité d’authentification et résistance inébranlable à la fraude. Une quantité pléthorique d’éléments de sécurité est minutieusement incorporée dans la structure de ces documents.



Pour&nbsp;Jean-Francois DEBUS, Ingénieur R&amp;D pour IDEMIA, le constat est clair&nbsp;: «&nbsp;la prolifération des identités engendre une besoin critique d’établir une chaîne de confiance, indispensable pour fluidifier des milliards de transactions, dans le monde physique et le monde digital&nbsp;». La simulation numérique de la plateforme&nbsp;3DEXPERIENCE est utilisée pour&nbsp;mieux soutenir le développement expérimental, mais aussi&nbsp;optimiser la structure des documents d’identité, en anticipant les contraintes et en fluidifiant l’intégration des éléments de sécurité. «&nbsp;Les itérations numériques nous permettent de&nbsp;gagner du temps et d’explorer simultanément deux ou trois configurations différentes&nbsp;», a confié Jean-Francois DEBUS.



DECATHLON mise sur la simulation pour concevoir ses produits



Decathlon&nbsp;est l’une des marques préférées des Français. C’est aussi la plus grande chaîne de magasins de sport en France avec plus de&nbsp;700 magasins. Présent dans&nbsp;70 pays&nbsp;et possédant près de&nbsp;1 700 magasins dans le monde, Decathlon représente aujourd’hui plus de&nbsp;103 000 coéquipiers&nbsp;qui réalisent un&nbsp;chiffre d’affaires de 11,4 milliards d’euros. La marque propose une large gamme de produits pour tous les sports, des vêtements aux équipements sportifs en passant par les chaussures. Elle utilise les&nbsp;outils de simulation numérique pour la conception et l’optimisation des produits sportifs.



Guillaume TAQUET&nbsp;&amp;&nbsp;Simon DURAFFOURG, tous deux Ingénieurs R&amp;D pour Decathlon, ont ainsi indiqué&nbsp;: «&nbsp;Nous modélisons autant le corps humain, pour créer des avatars, que nos produits. Tous ces modèles sont ensuite combinés pour mener à bien des&nbsp;simulations d’interaction produits/corps&nbsp;pour&nbsp;mieux concevoir, mieux adapter et mieux communiquer sur nos produits&nbsp;». Permettant de travailler et d’anticiper tous les enjeux de blessures, de traumatologie, la simulation telle qu’elle est utilisée par Decathlon est autant une réponse «&nbsp;business&nbsp;» qu’un outil au service du rôle sociétal du géant de l’équipement sportif.



RENAULT GROUP repense les environnements sonores de ses véhicules grâce à la simulation



À mesure que les moteurs passent à l’électrification, le paysage sonore à l’intérieur des véhicules connaît une transformation majeure. Le traditionnel grondement moteur qui dominait dans les véhicules à combustion cède désormais la place à de nouvelles sources sonores : les murmures de la route et les bruits d’origine aéro-acoustiques. Dans le domaine des phénomènes aéro-acoustiques, la sonorité qui envahit l’habitacle résulte des ondes de pression turbulentes et des pressions acoustiques engendrées par l’écoulement de l’air. C’est ici que prend place l’approche élaborée par le&nbsp;Groupe RENAULT, qui se base sur une&nbsp;alliance de puissants logiciels tels que PowerFlow et Wave6 de Dassault Systèmes, en plus d’outils internes. À l’occasion de&nbsp;SIMULIA RUM,&nbsp;Philippe MORDILLAT, CAE NVH – S&amp;D Expert / DEA-TDS – CAE Methodology pour Renault Group a pu expliquer&nbsp;: «&nbsp;Simulation CFD,&nbsp;simulation acoustique, optimisation de processus… Nous explorons tous les volets de la simulation numérique pour nous&nbsp;adapter à ce phénomène de changement du mode de propulsion des automobiles&nbsp;».



Vous n’avez pas pu participer à l’événement en direct&nbsp;? Revivez-le&nbsp;en replay&nbsp;!



Bonne nouvelle ! La REGIONAL USER MEETING FRANCE revient en juin 2024. Pour plus d&rsquo;info rendez-vous juste ici. 




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      <![CDATA[ « Ouvrir une fenêtre sur l’autre » ]]>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:42:04 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ 
Mars 2020. Coups de massue. Le premier vient par le confinement. Le second, c’est la contamination de ma grand-mère par la COVID-19. Elle a 88 ans.



Me voici donc, ingénieur spécialisé en simulation 3D de flux d’air, bloqué à 1000 kilomètres de ma famille. Le client avec qui je travaille tous les jours est quant à lui fermé.



Le déclic me vient dans la foulée : je dois aider, par tous les moyens. Je découvre rapidement la plateforme d’Open Innovation que Dassault Systèmes a ouverte pour lutter ensemble contre la pandémie : Open COVID-19. En même temps, je contacte la direction de l’hôpital où est soignée ma grand-mère. Comment aider ? Des masques, des protections pour tous les soignants. Évidemment. Grâce à Open COVID-19, je mets en contact des makers de Metz avec la directrice. Des visières sont livrées dans la foulée.



Mais il y a autre chose. Ce virus, il est étrange. Trop de contaminations chez les soignants. Et si ça se transmettait aussi par l’air ?



Je propose à l’hôpital de simuler les flux d’air au sein de l’étage dédié aux personnes atteintes de la COVID-19, qui malheureusement cohabitent avec des résidents plus fragiles. En quelques jours, le nombre de patients testés positif a explosé au point de remplir une aile entière de l’hôpital. A partir d’un simple document au format pdf, nous reconstituons un jumeau numérique du bâtiment et positionnons les systèmes de ventilation. Premiers résultats pas rassurants… L’air circule de la dite « zone COVID&nbsp;» vers l’autre partie de l’étage. Il faut trouver une solution simple, efficace, avec les moyens du bord. On réfléchit. On simule l’ouverture de fenêtres dans des endroits stratégiques. L’air frais entre, bloque les flux naturels de l’étage. Ça marche. Le lendemain, la direction de l’hôpital décide de laisser ouvertes ces fameuses fenêtres.



Quelque chose vient de se passer. On donne accès à des technologies de pointes à des non experts qui, sans le savoir, en ont besoin. Mieux, grâce à la puissance visuelle de la simulation 3D, on se comprend, on explique aisément des phénomènes complexes. On ouvre une fenêtre sur l’autre.



Pas le temps de souffler, on peut aider, on doit aider. Avec l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, nous mettons en avant les effets de la canicule sur les risques de contamination au sein d’un étage mixte COVID/non COVID. Puis arrive une demande qui va changer ma vie. Celle-ci vient de l’hôpital Bichat, plus précisément du service de réanimation médicale et infectieuse. Avec l’aide de jeunes étudiants de l’École Polytechnique, ils souhaitent comprendre comment les aérosols peuvent être émis et circuler dans leur chambre de réanimation. On est donc en première ligne. Ça tombe bien, nos collègues américains de la R&amp;D SIMULIA ont développé un mannequin virtuel hyper détaillé qui semble-t-il simule parfaitement la toux.



On compare nos résultats avec des essais en laboratoire. Ça corrèle parfaitement. Toujours ce virtuel qui colle au réel. On met ce mannequin virtuel dans un jumeau numérique des chambres de réanimation de Bichat. On regarde et on comprend comment y circulent les aérosols. On trouve que des actions simples, comme changer l’orientation du lit, peuvent grandement améliorer la situation. Je dois présenter cette étude au service de réanimation. En face de moi, il y a des médecins et chefs de service qui ont plus de 30 ans de carrière. Certains sont membres du conseil scientifique du président… J’ai peur. Vont-ils comprendre ce que l’on a fait ? Les phénomènes et enjeux sont très complexe dans une chambre à pression négative.



Pourra-t-on faire passer les bons messages ? Vont-ils tout simplement y voir de la valeur ? Le virtuel confronté directement à la réalité la plus dure de la pandémie. Au moment de commencer la visioconférence, j’entends le haut-parleur dans le service annoncer : « Tous les médecins sont priés de venir en salle de réunion, on présente l’étude de Dassault Systèmes ». On respire un grand coup, on y va.



Miracle, non seulement tout est parfaitement clair pour eux mais c’est une vraie découverte sur la façon dont les flux d’air circulent chez eux. Des hygiénistes et des responsables du bâtiment nous disent que ces simulations confirment ce qu’ils pressentaient depuis des années.



Quelque chose vient de se passer. On connecte des sciences qui ne se parlaient pas, qui ne se connaissaient pas. Les mondes virtuels comme trait d’union entre les savoirs…



Juillet 2020, j’y vais. Ils nous ont invités à participer à la cellule de crise de Bichat. C’est un honneur. Entre temps, nous avons travaillé pour le service des urgences. On va pouvoir mieux comprendre et sécuriser un box de déchocage. D’ailleurs je dois présenter cette étude dans la même journée à tout le service des urgences. Je n’ai plus peur, on démocratise la simulation à toute vitesse. Les frontières s’effacent, des idées nouvelles naissent. Le virtuel au service du réel, au service du citoyen. On m’a invité à visiter le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital en préparation d’une prochaine étude. Le réel qui rattrape le virtuel…



Il est désormais l’heure de sortir de l’hôpital. Par un jeu de bouche à oreille, la Philharmonie de Paris souhaite aussi bénéficier de notre technologie et expertise. Nous voilà à visiter la grande salle Pierre Boulez afin de comprendre son architecture et sa ventilation unique. Elle est vide, c’est un peu étrange. Pour réaliser ce projet, on a besoin de toutes nos forces vives. Nos experts du secteur de la construction nous aident pour la modélisation 3D de la salle, notre département Public sector nous aide à traiter avec ces nouveaux clients, nos experts communication et rendu réaliste interviennent sur le matériel destiné au grand public. Et bien sûr, nous, l’entité SIMULIA. Les fenêtres s’ouvrent aussi en interne.




Nous nous sommes associés à la @philharmonie pour permettre la mise place de mesures sanitaires adaptées aux caractéristiques de la salle Pierre Boulez en y simulant les flux d&#39;air grâce à la plateforme #3DEXPERIENCE.Étude complète ➡ https://t.co/rmEoDyaMIo#JumeauNumérique pic.twitter.com/qa8Egf6Swm&mdash; Dassault Systèmes FR (@3DSfrance) March 10, 2021




On présente nos résultats devant le personnel de la Philharmonie. Trois heures d’échanges passionnants. On vient de dépasser la simple simulation. Il y a quelque chose d’autre.



Comme une conviction profonde que le monde virtuel, notre monde virtuel, vient de trouver sa place dans la société.



Les barrières ont sauté. Je réalise que grâce à nos technologies de pointe, Dassault Systèmes est devenu acteur dans la crise actuelle. Alors que le monde est confiné, nous rencontrons des centaines de personnes de tout horizon. On a une responsabilité, on est une (toute petite) partie de la solution. Comprendre et réduire les risques liés aux aérosols, c’est déjà pas si mal non&nbsp;?



En parallèle, notre travail avec les hôpitaux continue dans l’ombre. On découvre l’importance du vent et de la météo sur la contamination des surfaces avec l’hôpital Avicenne de Bobigny (décidément toujours une histoire de fenêtres), on aide la Pitié-Salpêtrière à prendre les bonnes mesures pour sécuriser une salle de réveil. Toujours le même sentiment de fierté. On présente nos travaux à la direction de l’AP-HP, en compagnie des médecins qui nous soutiennent et croient en cette collaboration inédite.




L&#39;@HopPitieSalpe AP-HP et l&#39;architecte Arnaud Delloye collaborent avec nos équipes pour diminuer les risques d&#39;infection au #Covid19 par transmission aérienne, grâce aux techniques de #simulation 3D de flux d&#39;air.Plus d&#39;infos ➡️ https://t.co/A5F2wiN7WW ?#3DEXPERIENCE #Santé pic.twitter.com/jMR8RDnujq&mdash; Dassault Systèmes FR (@3DSfrance) March 25, 2021




Aujourd’hui, on peut clairement affirmer que Dassault Systèmes est une entreprise engagée dans la lutte contre la COVID19. Nous sommes aux côtés des médecins, du secteur de la culture, des élus et plus largement des citoyens. À notre humble niveau, dans les équipes SIMULIA, Nous mettons nos technologies et expertises au service de la société. Je suis persuadé que c’est une nouvelle étape fondamentale que nous avons franchie pour la simulation. Nous avons dépassé le cadre d’un dialogue entre experts pour devenir vecteur d’une solution citoyenne.



C’est la première fois que mes parents comprennent vraiment mon travail, mon métier. Je laisserai le mot de la fin à mes fils&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Papa, tu mets le virus à la poubelle&nbsp;!&nbsp;»



Suivez Emmanuel sur Twitter pour continuer l’aventure !




Visite éclair à @HopPitieSalpe pour voir l&#39;aboutissement d&#39;une super collaboration ! Quand le virtuel se met au service du réel&#8230; Avec en plus une rencontre surprise avec @EmmanuCaudron! @Citizen4SciQuelle belle journée !!&mdash; Emmanuel Vanoli (@manu_3_G) February 10, 2021

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      <![CDATA[ Simulation numérique : quand le virtuel accélère le passage au réel ]]>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:41:09 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Partager usages, bénéfices et perspectives associés à la simulation numérique dans l’industrie : c’était l’objectif de La Simulation Week.
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      <![CDATA[ 
Au mois d’octobre dernier, Dassault Systèmes organisait un événement majeur : #LaSimulationWeek. Du 13 au 16 octobre, dans un format digital (crise sanitaire oblige !), 7 experts partageaient visions et retours d’expérience sur les usages, bénéfices et perspectives associés à la simulation numérique. L’ambition ? Témoigner d’une révolution en cours dans l’industrie. Voici ce qu’il fallait retenir.







&nbsp;Philippe Besse, Directeur Général EuroWest chez Dassaut Systèmes&nbsp;



Grâce au développement exponentiel des puissances de calcul et à la «&nbsp;cloudification&nbsp;» massive dans le secteur industriel, les cartes de l’innovation sont rebattues depuis plusieurs années déjà. Cette transformation ne cesse de se développer. Et pour cause ! Alors que le time-to-market s’accélère, que les entreprises se livrent une concurrence globalisée, il s’agit d’innover toujours plus vite tout en maîtrisant autant que possible les budgets liés à la recherche et au développement.



Dans ce contexte, la simulation apparaît comme le modèle le plus approprié pour de nombreux secteurs d’activité. Au cœur de cette mutation de la simulation numérique, une réalité : exploiter des solutions robustes, ergonomiques et collaboratives permettant de réduire les délais et les coûts liés au prototypage.



La crise de la COVID-19 a contribué à renforcer cette prise de conscience par le secteur industriel de la nécessité de libérer les énergies créatrices, tout en créant les conditions d’une innovation résiliente. « La puissance de calcul, combinée à l’évolution des logiciels, puis à l’intelligence artificielle ont permis de multiplier les champs d’application de la simulation », explique Philippe Besse, EUROWEST Managing Director au sein de Dassault Systèmes.&nbsp; Simulation d’assemblage, de cinématique, de montage, de démontage… On exploite également la simulation multiphysique pour évaluer la résistance de matériaux ou leurs propriétés acoustiques ou encore électromagnétiques. « De nouveaux champs de simulation se développent, continue Philippe Besse. Simulation de production, d’ordonnancement de logistique et, plus récemment la simulation d’infrastructures dans la construction, le nucléaire ou la santé… ».



Simuler : un état d’esprit



« La simulation a vocation à éprouver différentes variantes. Chez Dassault Systèmes, nous appelons cela les scénarios «&nbsp;What if&nbsp;». En d’autres termes, explorer tous les champs du possible », indique Philippe Besse.



Tester, éprouver, expérimenter de manière virtuelle pour ne s’interdire aucune perspective, ne pas se fixer de limite, sans pour autant impacter les budgets liés à l’innovation et au développement. Telle est la valeur ajoutée de la simulation qui contribue à réduire le cycle de développement produit. Derrière cette quête d’efficacité et cet ancrage dans le réel, se cache une réalité. L’innovation ne peut plus aujourd’hui être silotée. Elle implique la mobilisation d’énergies, de talents et de compétences pluridisciplinaires. « Dans l’industrie, le numérique a profondément affecté le séquencement du processus de développement produit », observe Philippe Besse. Pour réduire les erreurs de conception, de manufacturabilité, la simulation intervient à tous les stades afin de valider, ou d’invalider des choix, des options.







Simulation numérique : un atout au service de la performance



Pour Jean-Denis Lenoir, Chef de service ingénierie pour Renault Sport Cars, « dans un monde digital, face à des clients exigeants et des réglementations complexes, notamment sur le plan environnemental, nous sommes amenés à ajouter et multiplier des briques technologiques dans nos véhicules sportifs pour lesquels le rapport poids/puissance est déterminant ». Sans la simulation numérique, difficile de garantir l’intégration de toutes ces briques en tenant la promesse d’une expérience de conduite exceptionnelle.



L’un des principaux bénéfices associés à la simulation, c’est de réaliser des choix techniques ou technologiques, favoriser des arbitrages forts et rapides sans jamais ralentir les cycles de développement. La simulation numérique constitue une aide à la création. « La recherche de la performance est au cœur de la stratégie de Renault, confie Olivier Sappin, CEO de la marque CATIA au sein de Dassault Systèmes. Les cahiers des charges sont si exigeants que pour être à la hauteur de l’enjeu, nous faisons évoluer régulièrement notre solution CATIA pour la conception en intégrant très tôt la simulation dans le processus de développement des véhicules et des différentes pièces et systèmes qui la composent ».



CATIA est utilisé dans l’industrie automobile depuis des décennies pour en modéliser les composants. Ces modélisations sont ensuite exploitées pour mesurer les performances de ces composants par rapport au véhicule complet. « Aujourd’hui, nous fusionnons ces phases de modélisation et de simulation pour permettre une création automatique ou semi-automatique des composants. L’ordinateur est en mesure de proposer au concepteur une géométrie optimisée », précise Olivier Sappin.



Au centre de cette évolution, une réponse à un enjeu industriel toujours plus crucial : la course contre le temps. « Autrefois, nous accumulions en permanence les itérations entre ceux qui dessinaient et ceux qui calculaient, se souvient Jean-Denis Lenoir. Cela prenait beaucoup de temps ! ». Depuis 2019, Renault Sports Cars teste l’application Generative Design sur différentes pièces qui ont pu être fabriquées puis évaluées sur des bancs d’essai. Qu’il s’agisse de tenue mécanique, ou en endurance, ces pièces conçues avec cette nouvelle application se sont révélées non seulement aussi performantes mais ont également permis un gain de poids de près de 30%. « L’application à tous les stades de conception propose des choix, en fonction de critères et de contingences définies par le concepteur, notamment le mode de fabrication (additive ou fonderie) qui sera privilégié », précise Jean-Denis Lenoir.



(De gauche à droite) Olivier Sappin, CEO de CATIA (Dassault Systèmes), Thierry Watelet, présentateur de l’événement, et Jean-Denis Lenoir, Chef de service ingénierie pour Renault Sport Cars



La simulation pour personnaliser l’expérience patient



Le secteur aéronautique ou l’industrie automobile ne sont pas les seuls à s’être approprié la simulation numérique. L’écosystème de la santé, dont le périmètre s’étend du l’individu lorsqu’il se porte bien, autant que lorsqu’il tombe malade a massivement recours à la simulation. Qu’il s’agisse de l’industrie pharmaceutique, du monde médical ou des équipements biomédicaux, de même que les biens technologiques orientés sur le bien-être et la santé, se sont engagés sur cette voie. « L’ensemble des acteurs de cet écosystème ont une mission commune qui consiste à améliorer l’espérance de vie de l’individu à un coût abordable pour le système de soin, déclare Claire Biot, Vice-President Life Sciences Industry chez Dassault Systèmes. C’est là qu’intervient la simulation ».



En effet, le prototypage de l’impact d’un médicament, d’un dispositif ou d’une intervention médicale, permet de regrouper différents acteurs autour de modèles de simulation pour évaluer différents scenarii et faire coexister des compétences et disciplines différentes, pour le bien de la santé de l’individu. Sur le principe rien a priori ne distingue la simulation dans le secteur de la santé des autres secteurs d’activité. Mais, comme le souligne Claire Biot, « au-delà de la simulation du produit ou de la fabrication, la santé se doit aussi de simuler l’humain ».



L’enjeu&nbsp;: être capable de modéliser des organes, la peau pour comprendre et anticiper les effets d’une molécule ou d’un équipement (un stent, une valve cardiaque, ou une seringue) sur le patient. « L’un des apports de la simulation appliquée au monde du médicament, précise Claire Biot, c’est la capacité à passer de la simulation à la paillasse pour tester les idées. C’est ce qui fait la force d’un développement accéléré car lorsque l’on identifie un candidat médicament, il faut parallèlement définir le procédé de fabrication. La simulation numérique fait gagner un temps précieux… Un temps qui peut s’exprimer en années… ».



La simulation numérique, s’est imposée comme le meilleur moyen d’accélérer le processus qui permet de passer de l’idée à réalité industrielle. Le socle de cette mutation : la démarche de co-création et de co-innovation qui permet à Dassault Systèmes de faire évoluer ses solutions au gré des attentes et besoins formulés par le secteur industriel…







Vous avez manqué #LaSimulationWeek ? Revivez l’événement en replay et retrouvez en ligne l’intégralité des sessions.
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      <![CDATA[ Au cœur de la transformation de l’industrie et des pouvoirs publics ]]>
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      <link>https://blog--3ds--com.apsulis.fr/fr/topics/design-simulation/entreprises-en-action-transformation-filieres-industrielles-france-relance/</link>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:41:08 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Quel est le rôle des équipes Dassault Systèmes aux côtés des industriels et des pouvoirs publics depuis le début de la pandémie ?
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      <![CDATA[ 
Philippe Besse, EUROWEST Managing Director au sein de Dassault Systèmes, prenait la parole le mois dernier dans le cadre de la newsletter #EntreprisesEnAction par l’Institut de l’entreprise. Une interview vidéo en trois volets, évoquant la place qu’occupent les équipes Dassault Systèmes aux côtés des industriels et des pouvoirs publics depuis le début de la pandémie. 





Un impact hétérogène de la pandémie sur les différentes filières industrielles



La façon dont la pandémie a impacté les différents secteurs économiques a été tout à fait hétérogène. Dans le secteur industriel, l’aviation civile a été touchée violemment, impactant tout un écosystème de sous-traitance dépendant en grande partie des perspectives commerciales que représentent les grands programmes aéronautiques français et européens. La situation a été un peu moins prononcée dans l’automobile, quand la santé et l’énergie se portent plutôt bien. Au-delà des industries, le monde de l’éducation a dû se transformer de manière très rapide dans ce contexte sans précédent.



Dans cette première partie de l’interview, Philippe Besse partage notamment son regard positif sur la manière dont les dispositifs France Relance ont su s’adapter aux différentes filières industrielles. Ces investissements ont des conséquences directes sur les projets de transformation et d’innovation des clients de Dassault Systèmes.







Est abordé également le sujet de la relocalisation de certaines activités de production stratégiques. La carence d’approvisionnement de certains produits actifs permettant la fabrication de vaccins notamment ont fait grand bruit dans la presse. L’absence de masques et de curare a certes marqué les esprits, mais le sujet de la réindustrialisation en Europe est beaucoup plus vaste, bien entendu.



Les pouvoirs publics s’adaptent également en permanence à ce contexte pandémique. Un de leurs challenges : prédire la propagation du virus sur le territoire français. Pour exemple, la « collaboration très forte entre la Région Grand Est et l’Hôpital de Strasbourg ». Afin de renforcer la collaboration entre ces deux services publics, Dassault Systèmes a proposé « une solution pour visualiser l’évolution de la pandémie en temps réel via des tableaux de bords et une cartographie ».







Autre point majeur&nbsp;: les 385 millions d’euros débloqués pour la digitalisation des petites et moyennes entreprises. «&nbsp;J’aurais préféré que l’on parle de transformation plutôt que de digitalisation, car digitaliser l’existant n’est pas suffisant&nbsp;» explique Philippe Besse, saluant au demeurant l’initiative France Relance.



On comprend également la place prépondérante qu’occuperont les secteurs de la santé, de l’énergie et des territoires dans le développement à venir de Dassault Systèmes.



Comment Dassault Systèmes s’est organisé face à la pandémie ?



Certes, Dassault Systèmes a accompagné ses clients pour leur permettre de continuer à travailler, collaborer et produire dans un contexte de distanciation sociale et géographique, mais nous avons dû nous organiser pour permettre à nos collaborateurs de travailler dans de bonnes conditions.



Nous avons d’ailleurs partagé sur notre blog francophone comment l’utilisation des solutions Dassault Systèmes a permis un retour progressif de ses 20000 collaborateurs de manière fluide, sécurisée et contrôlée dès la fin du premier confinement.



Aussi, Philippe Besse décrit les dispositifs de communication mis en place par les équipes Dassault Systèmes pour garder le contact avec ses clients. Il évoque notamment #LesJeudisTransfo, une initiative 100 % digitale réunissant près de 900 inscrits autour du sujet de la transformation des PME, et dont la saison 2 est attendue au cours du second semestre 2021.



Suite au succès de cette initiative, Dassault Systèmes a lancé #LaSIMULATIONWEEK, une série d’interventions sur les applications de la simulation numérique à travers différentes industries. 8 épisodes de 20 minutes qui ont réuni plus de 1000 participants. 




? Vous avez eu un imprévu, une réunion décalée ou tout simplement l&#39;envie de revoir une des sessions de #LaSIMULATIONWEEK : pas de panique&#8230;➡️ L&#39;intégralité des replays est disponible ici : https://t.co/Tb7EbNqwVA#3DEXPERIENCE #Simulation #Numérique #Ingénierie pic.twitter.com/ikTk445py3&mdash; Dassault Systèmes FR (@3DSfrance) November 9, 2020




En conclusion, on retiendra l’importance pour les différentes filières industrielles d’oser se transformer, en particulier en ces temps compliqués. Dassault Systèmes accompagne 300.000 entreprises dans la transformation permanente de leur modèle industriel et économique, bien au-delà des outils métier, collaboratifs et digitaux qu’elle propose.



La pandémie a révélé l’importance cruciale pour les organisations privées et publiques d’intégrer au sein de leurs processus décisionnels des outils et méthodes vecteurs de viabilité et de stabilité économique, permettant :




de simuler et anticiper de scénarios sanitaires, industriels, humains, scientifiques,



de continuer à produire en fonction de ces scénarios,



d’assurer une maîtrise logistique holistique, en particulier en situation de crise.




Vous l’aurez compris, acteurs industriels, technologiques et organisations publiques gèrent tous ces aspects grâce aux applications disponibles dans la plate-forme 3DEXPERIENCE, que nous vous invitons naturellement à découvrir.



Philippe Besse conclut cette interview avec une citation de Sénèque, on ne peut plus contextuelle :





« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses deviennent difficiles. »





Lire et visionner l’interview complète de Philippe Besse ici
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      <![CDATA[ Le design : « L’effectuation d’une pensée sociale dans l’industrie » ]]>
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      <link>https://blog--3ds--com.apsulis.fr/fr/brands/catia/design-effectuation-pensee-sociale-dans-industrie/</link>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:40:57 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ La réinvention permanente des méthodes de design est toujours restée au cœur de la stratégie de notre entreprise. Je partage avec vous ma redécouverte d’un monde, dont les frontières s’étendent bien au-delà du visuel.
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      <![CDATA[ 
La conception 3D est la genèse de notre entreprise. Des prémices de l’outil de conception CATIA dans les années 70, à l’éclosion d’univers virtuels aujourd’hui utilisés par près de 300.000 entreprises dans le monde ; la réinvention permanente des méthodes de design est toujours restée au cœur de la stratégie de Dassault Systèmes. En plongeant au cœur de ce sujet que je pensais vaguement comprendre, j’ai rapidement réalisé qu’il me manquait quelques clés. Je partage avec vous ma redécouverte d’un monde, dont les frontières s’étendent bien au-delà du visuel.



Avant même de penser à la rédaction de cet article, mon objectif était de comprendre comment les méthodes de conception évoluent à l’ère de l’usine digitalisée dont on parle tant dernièrement. On parle beaucoup de customisation de masse, où le consommateur n’est plus à la recherche de produits, mais d’expériences. Et ces expériences, il faut les penser, les articuler. Dans cette optique, la perspective d’une collaboration renforcée entre les designers, les ingénieurs et les personnes en charge de la mise en production semble plutôt logique.



Dois-je parler de design ou de conception ?



J’ai fait quelques recherches sur l’aspect sémantique de ma quête. J’ai rapidement constaté une approximation bien ancrée dans mon vocabulaire, puisque j’ai souvent traduit le terme design par « conception » en français. Il m’a suffi de me balader un peu sur la toile pour m’en rendre compte.



Voilà ce que j’ai retenu, en compilant ce que j’ai pu lire sur la toile de la manière la plus concise possible :




La conception représente l’ensemble d’un projet donné, depuis l’analyse du besoin jusqu’à sa production. Dans l’industrie, et c’est notamment de là que provient mon biais sémantique, le terme “conception” est souvent utilisé pour faire référence à l’étape de conception numérique en 3D du prototype d’un produit.



Le design représenterait quant à lui (vous comprendrez plus tard l’usage du conditionnel) la définition de l’interface future entre un objet que l’on est en train d’imaginer, et l’Humain. C’est l’étape où l’on envisage l’expérience, l’interaction homme-produit pour qu’elle soit la plus agréable, efficace et réussie possible. Une dimension vastement complexe et multidisciplinaire, combinant savoirs et compétences variés venant des données du marketing, de l’ergonomie de la technologie, des sciences humaines, de l’économie. À cela différents objectifs : obtenir des produits ayant une meilleure valeur d’usage, permettre un prix adapté, proposer une ergonomie et un aspect désirables, prendre en compte les aspects environnementaux.




Naturellement, quand on évolue chez Dassault Systèmes et qu’on aborde ce sujet, impossible de ne pas échanger avec Anne Asensio, notre Vice-présidente (et surtout grande passionnée et ambassadrice) du Design. Et la première chose qu’elle m’aide à comprendre, c’est que la définition du design évoquée dans le paragraphe ci-dessus est ancrée dans l’esprit commun, mais est imprécise et fausse, car trop focalisée sur l’aspect interface utilisateur.



Certains détracteurs accusent souvent les designers, au sens noble du terme, d’être intangibles sur la définition du design. Voire de philosopher un peu trop. Et ce que je veux vous aider à comprendre dans cet article, c’est justement que le design nous touche absolument tous, sans exception, à des niveaux différents.



Comment définir le design, alors ?



Le terme design au sens large est polymorphique, ce qui le rend relativement difficile à s’approprier pour des non-spécialistes dont je fais partie. Ce terme est associé, en fonction des personnes à qui vous vous adressez, à des univers, à des référentiels qui peuvent avoir peu de choses en commun.



Au niveau étymologique, design vient de « designare », c’est-à-dire « désigner », qui contient lui-même le mot « signe », issu du latin. Désigner les choses, entre dessein et dessin, c’est les représenter, dans l’optique de les effectuer. En somme, c’est la manifestation de la pensée sur le papier, sur les murs d’une caverne, sur un papyrus, sous la forme d’une perspective, d’un plan, d’une notation architecturale, en 3D sur un ordinateur, et j’en passe.



Dans la liste de références que m’a transmises Anne, la définition du design que je trouve la plus marquante et claire est celle proposée par l’Alliance française des designers : « Le design est un processus intellectuel créatif, pluridisciplinaire et humaniste, dont le but est de traiter et d’apporter des solutions aux problématiques de tous les jours, petites et grandes, liées aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. »



La définition (révisée en 2015) de la World Design Organization, qui complète bien cette première: « Le design est une méthodologie de résolution de problèmes qui permet de piloter l’innovation, développer la réussite des entreprises, menant à améliorer notre qualité de vie. »




Si ces tweets vous donnent envie de creuser un peu le sujet, je vous invite à vous inscrire sur le blog francophone de @3DSfrance (https://t.co/I1pSl0xi1y) et à suivre le @DesignStudio3DS.Également ce livre de @svial dont j&#39;ai fait l&#39;acquisition sur les conseils de @Sensanne44. pic.twitter.com/Jaf7QMthDj&mdash; Aurélien Gohier (@Aurelien_Gohier) May 29, 2020




À ce titre, le design apparaît comme un acte humain de projection de la pensée (création) et d’exécution. Concept qui va naturellement bien au-delà du visuel et du graphisme.



Un peu d’histoire du design



Le design est apparu dans le cadre du mouvement Bauhaus au début des années 20, fondé par l’architecte Walter Gropius à Weimar en 1919. L’école Bauhaus est une école certes, mais doit être considéré plus largement comme une véritable contre-culture, un courant humaniste, particulièrement teinté de sens du collectif et de progrès. La vidéo de présentation de l’exposition « L’esprit du Bauhaus » en 2017 le décrit très bien, en un peu plus de 2 minutes.







En cette période d’après-guerre, les industriels se mettent à reproduire de manière standardisée les objets de notre quotidien. À ce moment-là, le design devient la dernière trace d’humanisation dans une industrialisation qui se généralise. Mais le mot design, aussi paradoxal que cela vous semblera après avoir lu cet article, provient bien de l’industrie.



Le Bauhaus en tant que style d’architecture s’impose et influence bien d’autres mouvements connexes, notamment en Europe (Le Corbusier, Ludwig Hilberseimer) et aux Etats-Unis (Hugh Ferriss avec The Metropolis of Tomorrow). Ce mouvement d’architecture est d’ailleurs très tôt et largement représenté au cinéma, à travers des décors très hollywoodiens avec lesquelles vous êtes, consciemment ou non, familiarisés.



Seagram Buildings, New York, 1958



Le Bauhaus a inspiré la construction du monde et notre vision de la société actuelle, au même titre que Woodstock a influencé la genèse de la Silicon Valley. En 1916, Thomas More imaginait dans son livre Utopie, une cité parfaite aux confins du monde connu. Cette utopie a influencé beaucoup de projets de design et d’architecture. Et comme toute utopie, la mise en application du Bauhaus s’est rapidement avéré être un sujet clivant, car politique, bien au-delà de l’architecture.



Sur le sujet connexe de la ville et de l’espace public, je vous recommande par ailleurs le replay de cette intervention passionnante de Virginie Picon-Lefebvre.







La question du design, du style et de la 3D



« La doctrine humaniste du design du Bauhaus et la grande industrialisation se sont rencontrés lorsqu’il fut constaté après une phase importante de rééquipement du monde d’après-guerre qu’il était plus difficile de vendre que de fabriquer. L’aube de l’ère consumériste, les marketeurs en inventant le concept de «&nbsp;demande&nbsp;» se sont saisis du design pour ses qualités expressives de style de vie (le fond) à l’usage de la réception de l’adoption des produits de l’industrie&nbsp;: le design est devenu style et ses processus se sont rapidement réglés à ceux des autres acteurs de l’industrie. Appelé design industriel, il est devenu «&nbsp;design management&nbsp;» dans la progressivité naturelle de la reconnaissance de ses apports stratégiques et la dépendance toujours plus grande des marques à devoir designer leurs produits pour se différencier sur le marché.



Incontournable à lire sur le sujet : « Les nouveaux régimes de la conception » par Armand Hatchuel et Benoît Weil.



En réglant ses processus à celui de l’industrie qui règle l’espace-temps, le design est devenu comme l’ingénierie en demande d’outils de performance, de gain de temps « time to market » (temps de conception et d’industrialisation entre le concept design et le marché) de contrôle de la qualité. Dans les années 80/90, simultanément de l’ingénierie, les studios de design ont imaginé leurs processus propres impliquant la 3D, leurs critères d’usage et de résultats spécifiques en accord avec les intentions conceptuelles du design qui diffèrent de l’ingénierie mais les complètent parfaitement. »



Clairement, mon article sur le design industriel et la conception 3D pourrait être l’occasion d’un approfondissement futur… Car si le design était une valeur du système industriel, il est devenu encore plus pertinent dans la réinvention de celui-ci. Le design est une forme différente de stratégie de management. Aujourd’hui la tension est à son apogée entre consommer plus versus consommer mieux : le design pourrait retrouver son utopie fondatrice Bauhaus. Creusons ensemble les fondations du design au sens global, il semblerait que nous ayons du travail de ce côté.



Le design : un enjeu sociétal sous-estimé



Un de ses messages clés de cet article, vous l’aurez compris : il est important de considérer la dimension philosophique, sociologique, sociétale du design, au-delà de la discipline en elle-même.



« Le design ne peut se réduire au design de l’objet ou même d’un service, il est transversal à de nombreuses disciplines à la fois issues des sciences dures et des sciences humaines non – dissociées, et c’est aussi le cas chez Dassault Systèmes. Il répond à plusieurs conditions complexes et propose des valeurs multiples comme la définition tournée vers l’utilisateur, la définition pertinente de portfolio de solutions, l’amélioration de celle-ci par l’apport de compétences au niveau des interfaces. Mais c’est surtout un espace de recherche, et d’expérimentation afin imaginer les usages numériques de demain et l’élaboration des signes et du look and feel qui construit et incarne la réputation de l’entreprise. Le design n’est pas une « fonction » et à ce titre ne peut pas être traité comme une filière métier, » souligne Anne, m’encourageant à me saisir du design comme d’un mode de pensée.



Par ailleurs les qualités d’écoute et d’empathie associée à une bonne dose de créativité pragmatique donnent au designer de réels atouts sur une opportunité business. La réception de l’offre atterrit mieux chez le client, parce que le designer priorisera une proposition de valeur qui fait sens et qui sera tourné vers le client et, in fine, ira bien au-delà des perspectives de croissance. »



Ce que l’on comprend, c’est que le design permet à une organisation d’engager autrement que les méthodes classiquement appliquées, comme la démonstration de la performance. C’est grâce à une vision systémique et holistique de la problématique portée par le client que le design se saisit du challenge. Qu’il soit économique, social, politique, environnemental d’ailleurs.



Un mode de pensée qui « peut parfois être perçu comme une forme subversive. »



Le design est création au sens de «&nbsp;critique&nbsp;» de l’existant. Pour faire une «&nbsp;nouvelle&nbsp;» proposition, celle-ci doit avoir du sens pour celui qui la reçoit.



Comme dans l’art, le design procède, aux niveaux des pôles de communication, à la création de l’œuvre (concept pour le design) et le regard de celui qui la reçoit. Ce ne sont donc pas les extrémités qui comptent, mais la qualité du lien à établir. Donc la structure même de notre compréhension des choses, des organisations, du monde qui nous entoure.&nbsp;» m’explique Anne Asensio.



Le design est innovation, et la transformation prend souvent racine dans une refonte, dans une «&nbsp;destruction des acquis, une modification de la hiérarchie des forces en présence.&nbsp;». C’est de là que vient la plus grande résistance&nbsp;; les changements nécessaires sont souvent très perturbants, car profondément culturels. Le designer ne recule pas devant ces aspects humains, dispose des méthodes qui encourage l’adoption et permet ainsi l’expression sans concessions de ce qui doit être fait.



«&nbsp;Les critères qui guident le designer sont les suivants&nbsp;: l’esthétique, l’ordre des choses, l’ordre du monde en harmonie, ainsi que l’éthique, qui prend soin de l’homme.&nbsp;»



Maintenir la place de l’Homme au centre



Je comprends petit à petit la puissance du design et des méthodes qui y sont associées. Le design maintient la place de l’Homme au centre, permettant la refondation de systèmes profondément établis, de systèmes de représentation et d’étiquettes que nous reproduisons inconsciemment. À certains égards, le design peut effrayer les entités dirigeantes, puisqu’il peut remettre en cause l’ordre établi. Que ce soit en matière de (liste non-exhaustive d’exemples éparses) capitalisme, d’égalité sociale, de considérations environnementales, d’ambitions industrielles, de consommation, de mobilité.



« Quand on est enfant, on regarde le monde et on le dessine. On cherche à s’en saisir par l’imitation, la contrefaçon. Ensuite, à l’école, on nous demande d’apprendre des savoirs et on commence à «&nbsp;voir&nbsp;» le monde au travers de ces savoirs. Non plus au travers de nos expériences personnelles… Petit à petit, même nos qualités créatives sont «&nbsp;modélisées&nbsp;» par des savoirs, y compris artistiques. On nous demande de faire un « beau dessin ». On nous apprend en fait des techniques de dessin, des modes de représentation des choses et leurs significations. Mais on n’apprend plus à signifier, c’est-à-dire « designer » et c’est pourtant cette faculté qui permet de « changer de monde ». Pour changer le monde, il faut pouvoir en présenter, en évoquer un nouveau, et pour cela avoir gardé intacte sa créativité, continuer à entretenir la relation que nous avons avec lui, pour « sentir » ce qu’il serait adéquat de faire. C’est certainement cette qualité qui traduit le mieux un designer. &nbsp;Il n’y a pas de forme sans fond… »



Cet échange me fait atterrir bien loin de ma définition initiale du terme design, à des lieux de l’image du designer qui dessine de jolis croquis et travaille toute la journée sur CATIA.



Un regard neuf sur l’industrie



Si la conception est inhérente au monde de l’industrie, le design en est un vecteur de changement bouleversant. Exemple concret : ce mémoire passionnant de Béatrice Daillant-Vasselin intitulé « Le design peut-il réinventer les conditions de la production locale ? ». Le mode de pensée et les méthodes associées au design permettraient donc de repenser un système industriel établi, encore tourné, dans sa version actuelle, vers la production de masse ?&nbsp;Quand j’interroge Anne sur le rapport entre design et industrie 4.0, sa réponse semble indiquer que oui.



«&nbsp;La question du rapport du design et de la production est une question de «&nbsp;ré-équilibrage&nbsp;», de «&nbsp;redirection&nbsp;» (cf. livre de Tony Fry) du bilanciel de nos actions&nbsp;; le design intervient dans l’imagination et l’expérimentation de nouvelles modalités de conception et de production, en réactivant les savoirs vernaculaires (propre à un pays, à ses habitants) et en les combinant avec les nouvelles technologies. Le design est un passeur de savoir pour une continuité durable au niveau Humain.&nbsp;»



Le dernier volet de la célèbre trilogie de Tony Fry propose une redirection profonde du design.



Aux vues de tout ce que l’on s’est dit avant, on imagine difficilement le 4.0 compatible avec la notion même de design,&nbsp;puisqu’il éradique l’Humain de l’équation industrielle, de manière plus ou moins violente certes. L’humanité a toujours été «&nbsp;industrielle&nbsp;», dans la pensée du faire. Si l’usine ne se pense plus parce qu’opérant sans âme, si on ne parvient plus à conceptualiser ce qu’elle produit, comment elle produit, alors son impact sur l’Humain et l’environnement sera terrible. Une forme technocratique de notre futur finalement.



«&nbsp;La course au moins de robots possibles, au plus vite, au plus efficace, ça n’est plus la bonne approche. La technique en soi n’a jamais été un problème. Mais son usage et l’intention de ses fins est essentielle. Ce qu’il faut s’est apprivoiser la technique, se mettre en dialogue avec elle et construire un monde double, hybride, fait de pensée humaine et de fragments technologiques.&nbsp;» complète Anne.



Le système technique, les technologies qui nous entourent décrivent le monde dans lequel nous vivons, et la question du design n’est pas d’alimenter dans ce sens mais de trouver quel pourrait être le nouvel équilibre, entre agir et impact. &nbsp;Le design se pose la question des conditions de cet équilibre, pour éviter le déversement de plastique dans la mer, nous permettre de rester en bonne santé, de vivre mieux, ensemble.



«&nbsp;En tant qu’acteur à la conception des produits de l’industrie, de leurs usages et de la définition de leur cycle de vie le design est partie prenante, dans la condition préalable qu’il soit positionné pour intervenir&nbsp;; le design, c’est l’effectuation d’une pensée sociale dans l’industrie. C’est d’une force tranquille et terriblement efficace. Il a la capacité de définir les conditions de nos vies à venir.&nbsp;»



Finalement, on en revient à la raison d’être. Et aussi à la notion même de KPIs en phase avec nos enjeux sociétaux, qui vont bien au-delà de la notion de croissance économique. Les KPIs mis en avant par les organisations sont dans l’écrasante majorité des indicateurs de gestion plutôt basiques, liés à l’efficacité opérationnelle de l’entreprise, comme la rapidité de mise sur le marché ou plus généralement les performances financières. D’aucuns répondront que c’est faux. Que beaucoup d’entreprises ont des KPIs qui incluent la qualité de vie au travail, l’impact environnemental, la santé des collaborateurs. Oui, mais à l’échelle macro, quand ces KPIs humanisés deviendront-ils la priorité pour la vaste majorité des organisations ? La récente sortie médiatique du Président du MEDEF demandant un moratoire sur des lois environnementales, dans le cadre de la crise Covid-19, montrent que nous avons encore du chemin à parcourir…



Stéphane Munier, fondateur et dirigeant de l’agence TBMS, évoquait d’ailleurs dans un récent article : « Ce n’est plus une question de time-to-market, désormais c’est l’heure du time-to-people. » Alors oui, ça demeure conceptuel, mais cela met en perspectives une réflexion économique systémique nécessaire. On ne parle plus ici de faire des efforts pour rendre l’industrie un peu plus respectueuse de l’environnement, ou de courir avec des chiffres sur la RSE pour faire plaisir aux analystes. On parle ici d’un besoin de reconsidérer la chaîne de valeur dans son intégralité, en se focalisant sur le fameux why de Simon Sinek.



Le Graal de la croissance à deux chiffres n’est plus suffisant.



Mais alors, le designer a-t-il, par essence, un mode de pensée anticapitaliste ? Ou simplement ancré dans une forme de contre-culture ? Aux vues des éléments abordés dans cet article, on imagine aisément qu’un designer puisse être indigné par un dirigeant d’organisation, dont l’objectif serait une croissance à deux chiffres ?



Sur ce point, Anne Asensio réagit : « La croissance est en soi une bonne chose&nbsp;: pas de croissance, c’est juste la mort. Donc une augmentation du chiffre affaire est une bonne chose naturellement. La question n’est pas la croissance mais bien sûr comment elle survient, à quel prix. La croissance ne peut plus à elle seule être le seul référentiel. On peut travailler pour une croissance durable, comme le soutient Bernard Charlès (Vice-président du Conseil d’administration et Directeur général de Dassault Systèmes, ndlr). On peut changer de modèle en profondeur, sans diaboliser la croissance économique. Le design est dans le mouvement, et dans la croissance. Le design permet de repenser la manière dont on le fait. »



Appliquer cela à l’échelle d’une entreprise revient donc à une reconsidération de la façon de penser, d’activer les équipes de manière transverse et cohérente, de communiquer avec les clients, dans un équilibre entre recherche de croissance et de contribution à une société meilleure à tous niveaux.



L’atteinte de cet équilibre passera-t-elle par une libération de la créativité des collaborateurs ? Sans aucun doute selon Anne.



Capacitation, émancipation et individuation



Mais alors, si on suit ce raisonnement, est-il légitime de considérer que le design de l’iPhone est mauvais, puisque l’empreinte carbone associée à sa fabrication laisse à désirer ?



« Apple, ça restait encore un design très dogmatique et autocratique. Une personnalité éclairée qui fonde une entreprise, un univers à son effigie. C’est ce qui s’est beaucoup fait en occident au cours des trente dernières années. C’est une vision du design qui nous provient de la Renaissance, de l’époque des cathédrales, où l’architecte rythmait la fabrication de la cathédrale par la notation. Il avait la « meta-vue » et donnait des ordres à des corps de métiers d’appliquer sa vision et de concevoir le monument. La Renaissance a remplacé Dieu et mis l’Homme à son niveau, qui pouvait désormais, lui aussi, faire acte de création. C’est à ce moment qu’on a commencé à imaginer que l’Homme pouvait créer le monde, et donc l’Humanisme. Une vision du monde qui permet par les connaissances de se projeter dans l’infini. »



Comme toutes les entreprises aujourd’hui, cette vision du monde est au centre de la pensée. «&nbsp;C’est pour cela qu’il est fascinant de voir Dassault Systèmes, s’inscrire dans cette continuité historique tout en proposant de «&nbsp;recomposer le monde&nbsp;» au principe de l’harmonie dans une convergence des Arts et des Sciences. » complète Anne.



«&nbsp;Face à ce qui vient, nous devons bifurquer, imaginer un nouveau monde possible et sensible durable et souhaitable. Pour un designer, c’est un moment quasi historique, que je voudrais manquer pour rien au monde.&nbsp;»



Quoi qu’il en soit, sur la question de l’attractivité des entreprises, il va progressivement devenir inenvisageable pour les nouvelles générations d’évoluer au sein d’une entreprise dont la mission ne prend pas en considération les enjeux sociétaux, environnementaux et humains auxquels nous faisons face. Le design est allié majeur pour les entreprises qui souhaitent retrouver du sens. Comme le souligne un article de Maddyness reprenant une récente étude de Jam : le modèle traditionnel de l’entreprise ne séduit plus les jeunes générations. Et malgré les encouragements du gouvernement, ne devient pas une société à mission qui veut, ou tout du moins pas du jour au lendemain.



Le numérique : tremplin de la démocratisation du design. Oui mais…



Nous sommes dans un schéma assez clair : lorsqu’on parle d’industrie 4.0, on parle bien de se priver du travail des ouvriers, des masses salariales manutentionnaires. On encourage les gens à se lancer dans l’entrepreneuriat numérique, à designer de nouvelles idées, de nouveaux écosystèmes, dans un mouvement d’intellectualisation du monde professionnel. Et pendant ce temps, les robots supporteraient la supply chain. Beau tableau n’est-ce pas ? Quel impact sur la notion même de savoir-faire ?



On peut également imaginer les évolutions de notre système scolaire : est-ce que l’ère de la professionnalisation via l’école disparaîtra ? Est-ce que préparer nos enfants à être en mesure d’exercer un métier est toujours en phrase avec les réalités de l’ère actuelle ? L’enjeu est bien d’apprendre à nos enfants à utiliser leur créativité, leurs talents, pour être en mesure d’en vivre, hors des classes socio-professionnelles telles qu’elles ont été pensées. Anne partage avec moi que pour ces raisons elle aime beaucoup le&nbsp;système des intermittents du spectacle, parce qu’on vient « chercher les gens pour le talent qu’ils ont développé&nbsp;».



« Il faut encourager les gens qui créent leur propre entreprise, leur entreprise de pensée. Mais il faut leur donner les moyens de le faire dans de bonnes conditions, en leur permettant dès le plus jeune âge de cultiver leur jardin comme disait Voltaire, d’apprendre à travailler sur eux-mêmes comme propose l’Humanisme. »



Le design dans sa dimension la plus noble peut nous aider à passer du customer centric au human centric,&nbsp;et par la même occasion de prendre soin de nos clients, de nos partenaires, de notre société, de nous. « Donner accès à la plateforme 3DEXPERIENCE à toutes les personnes ayant besoin d’exprimer et de modéliser leur créativité, c’est ça notre volonté. Ça n’est certes qu’un début, mais cela présage de grande chose. »



Parfois impalpable mais toujours nécessaire, le design apparaît donc comme étant l’atout qui favorisera une transformation durable et raisonné de la chaîne de valeur, et qui bâtira les fondations nouvelles du monde de l’innovation. Pour en savoir davantage sur le DESIGNStudio de Dassault Systèmes. Ils sont aussi sur Instagram, allez les suivre !





  
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 @maisonetobjet invite @anneasensio &amp; @patrickjouin.id pour parler design génératif à travers le magnifique exemple du prototype TAMU. Rendez-vous Lundi 9 septembre à 14H à Villepinte!  #milandesignweek #3dexperience #generativedesign #3dprinting #innovation #foldable #productdesign #future @dassaultsystemes @3dscatia
A post shared by  DESIGNStudio 3DS (@designstudio3ds) on Sep 6, 2019 at 6:25am PDT





Un immense merci à Anne Asensio d’avoir pris le temps de m’écouter, et de répondre à mes interrogations candides de la plus sympathique des manières. Je vous invite à lire l’excellent article de 2019 par le magazine Intramuros, à l’occasion de l’entrée d’Anne au conseil d’administration de la World Design Organization (WDO). L’ouverture idéale vers une compréhension des enjeux du design !



Restons connectés sur LinkedIn, Twitter ou Medium !
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      <![CDATA[ Et si vous initiez (gratuitement) vos enfants à la 3D ? ]]>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:39:57 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Entre les cours à distance, les activités sportives confinées, la pâtisserie et autres activités, la période de confinement que nous traversons pousse les
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      <![CDATA[ 
Entre les cours à distance, les activités sportives confinées, la pâtisserie et autres activités, la période de confinement que nous traversons pousse les parents à chercher toujours plus d’idées créatives pour occuper les enfants (ou pour trouver un moment de tranquillité…). Et si SOLIDWORKS® Apps for Kids était LA solution pour divertir petits et grands de façon à la fois ludique, innovante et intelligente&nbsp;?







La conception 3D accessible à tous et surtout aux enfants qui sommeillent en nous !



Il y a 8 ans, quand j’ai rejoint Dassault Systèmes, j’ai été séduite par la communication faite autour de la 3D et des univers virtuels. Cela réveillait mon regard d’enfant, me plongeant dans un monde imaginaire où tout devenait possible. Je ne percevais alors que le sommet de l’iceberg «plateforme 3DEXPERIENCE».



Mon périmètre d’action avec les clients regroupait différentes activités transverses mais définitivement pas de 3D. Je laissais à des ingénieurs en design et simulation les démonstrations liées à la création et la manipulation de modèles 3D issus du fameux CATIA, ne manquant pas d’initier une petite jalousie en matière de compétences sur le sujet Design.



Et, comme avant de courir, il faut d’abord apprendre à se tenir debout et marcher, j’ai profité de cette période de confinement pour rattraper le temps perdu et débuter l’apprentissage du design 3D grâce à l’outil le plus simplifié du portefeuille de solutions de Dassault Systèmes : SOLIDWORKS® Apps for Kids. Je vous embarque donc pour une découverte de cette application dédiée « initialement » aux enfants de 4 à 14 ans mais accessible à tous. A moi la création, la conception, le pouvoir et la liberté !



Un seul slogan : Rêve-le, créé-le !



Une application innovante et stimulante



L’initiation à la création 3D (et aux bases des sciences, maths, technologie et ingénierie) avec SOLIDWORKS® Apps for Kids pourrait bien divertir vos enfants et révéler en eux de mini-designers et mini-ingénieurs. C’est plus que le bon timing pour se lancer&nbsp;! Let’s go&nbsp;!



La solution propose à chaque enfant d’être à la fois créateur des objets et testeur d’un outil 3D, bien sûr perfectible, que nos développeurs s’empresseront d’adapter aux besoins créatifs en fonction des retours reçus. 





SOLIDWORKS® Apps for Kids est un ensemble d’applications Web, disponible sur tablettes et autres appareils mobiles. Les applications décomposent le processus de conception en petits outils distincts leur permettant d’imaginer, de créer un concept et de lui donner un style, puis de le présenter et de le partager avec les autres. Tout un programme pas à pas pour se retrouver devant un Directeur Marketing (la famille ?) et présenter son projet avec arguments et rendus 3D à la clé !





L’inscription en anglais ne prend pas plus de 5 minutes. Un bon moyen d’acquérir de nouvelles compétences 3D tout en devant bilingue. Si si, on vous le dit&nbsp;! Ceux qui en doutent peuvent aussi accompagner leur enfant dans cette étape et dans la visualisation des courts tutoriels.



Un vrai projet 3D finalisé en 5 étapes seulement !



Le choix d’un avatar et d’un nom d’utilisateur plus tard, l’appli me laisse le choix de commencer avec des projets existants pour tester des fonctionnalités ou de démarrer de zéro en accédant via le + en haut à droite :



– Capture it : permet d’utiliser des images (d’internet ou de sa photothèque personnelle), de les retoucher via découpes et de les assembler sous forme d’un mood board (planche de tendances ou d’idées), support d’inspiration pour les futures conceptions des enfants.



– Shape it : l’interface permet de façonner les idées et de les transformer en créations 3D. En utilisant les bases de SOLIDWORKS® pour les plus grands, dont la modélisation par maillage, les enfants peuvent créer tout ce qu’ils imaginent grâce à cet outil de modélisation intuitif et facile à utiliser. De zéro ou à partir d’un objet 3D public, l’initiation à la création par ajout/retrait de matière, déformation, génération symétrique et association de formes est accessible à tous. Les vidéos tutoriels disponibles ici aideront les plus ambitieux.



– Style it : permet d’ajouter des couleurs, des autocollants, des arrière-plans et d’autres agréments pour façonner vos créations. Les adeptes du coloriage apprécieront de colorier directement leur modèle.



– Mech it : THE outil pour créer de façon cool et simplifiée tout le mécanisme d’un objet en lui donnant un mouvement réaliste. Barres, roues pistons, barres… tous les assemblages de formes sont possibles pour faire bouger les pièces à&nbsp;l’aide des mécanismes. Des liaisons aimantées, compatibles avec les appareils tactiles, les rendent amusantes et semblables à la réalité.







Une fois le projet finalisé, la fonction “Print it” aidera vos enfants à passer du virtuel au réel en donnant vie à leurs créations. Il suffit d’imprimer l’objet en 2D, en 3D ou dans l’un des formats amusants du projet. Le projet est prêt à être imprimé en couleur avec ou sans fond, ou sous format évidé avec un code couleur à respecter.







Pour une impression 3D, l’appli offre différentes options. Plusieurs cas de figure&nbsp;:



– Vous avez une imprimante Sindoh 3DWOX à la maison: chanceux ! L’appli SOLIDWORKS® Apps for Kids propose une connexion directe à ce type d’imprimante via une demande de code. Il n’y a plus qu’à imprimer si vous avez de la matière en stock.



– Vous n’avez pas d’imprimante 3D à la maison: vous en avez peut-être une à l’école, dans un FabLab proche de chez vous ou bien vous pouvez faire appel à des services d’impression 3D en ligne. C’est très facile à trouver et vous pourrez obtenir un devis rapidement. Utilisez Print it pour générer automatiquement un fichier STL de la création 3D de votre enfant et stockez le sur votre ordinateur en attendant de pouvoir le transférer à l’école, au FabLab ou au service d’impression choisi qui saura en faire bon usage pour imprimer vos plus belles idées.



Il n’y a plus qu’à imprimer et montrer le résultat aux copains&nbsp;!



Et aussi : SOLIDWORKS® Apps for Kids Classroom



Bon à savoir si vous êtes enseignant ou éducateur&nbsp;: SOLIDWORKS® Apps for Kids est disponible pour votre classe et représente un excellent moyen d’enseigner et d’intéresser vos élèves à la conception!



Ces outils vous aideront à proposer des programmes d’apprentissage de haute qualité et à continuer d’inspirer et d’impliquer les enfants dans des activités STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et STEAM (ajout de l’art dans le mélange).



Les enseignants, les parents, les mentors, les fabricants, les organisateurs d’activités extra-scolaires et bien d’autres encore peuvent tous utiliser Apps for Kids Classroom pour organiser des cours autonomes et enseigner à leurs élèves les principes de la conception et de l’ingénierie. Apps for Kids est structuré pour aider les enfants à réfléchir au processus de conception : recueillir des informations, définir le problème, créer des idées, créer des prototypes et tester des solutions.



Par ailleurs, aujourd’hui SOLIDWORKS® (grand frère de SOLIDWORKS® Apps for Kids) est utilisé par des millions d’éducateurs et d’étudiants dans le monde entier. SOLIDWORKS® est la pierre angulaire de nombreux programmes et activités pédagogiques qui ont inspiré les étudiants à poursuivre des carrières dans la conception et l’ingénierie.



Vos jeunes élèves auront donc de grandes chances de retrouver SOLIDWORKS® dans leurs études supérieures et un apprentissage dès maintenant avec Apps for Kids Classroom révèlera leur potentiel créatif tout en s’amusant.



Pour toute aide, n’hésitez pas à consulter les vidéos explicatives des différentes applications disponibles ici. Elles sont intuitives, courtes, faciles à comprendre et se basent sur des exemples ludiques rapidement réplicables pour s’entraîner.



Et pour finir, avant de fermer l’outil et retourner à vos activités, n’oubliez pas de prendre 2 minutes pour faire vos retours et commentaires à l’équipe en charge du développement de l’application. Plus ils auront de retours et plus ils pourront rendre la solution cool, agréable et facile à utiliser pour faire passer de votre imagination, au virtuel, puis au réel des idées encore plus lumineuses.



LANCEZ VOUS DES MAINTENANT ICI – HAVE FUN !







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      <![CDATA[ Collaboratif : avant tout une histoire de langage ]]>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:39:56 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Il occupe une place forte et systématique dans la sémantique de l&#8217;informatique moderne : le « collaboratif ». Je vous propose ici un point rapide sur l&#8217;utilisation bien souvent galvaudée de ce terme, ainsi que deux événements dédiés au collaboratif (le vrai) au service de l&#8217;innovation produit. 

Le terme « collaboratif » fait étymologiquement référence au fait de travailler avec quelqu&#8217;un ou un groupe de personnes, bien au-delà de son visage modernisé et numérisé. Aujourd&#8217;hui, la pensée commune est en phase sur l&#8217;utilisation de ce terme pour décrire :

une manière de travailler ensemble dans un cadre hiérarchisé le plus efficace possible,
dans un ou plusieurs buts communs,
grâce notamment à l&#8217;utilisation des technologies informatiques connectées.

« Le top 6 des outils collaboratifs »
Des articles comme cela sur Internet, vous avez dû en voir passer un certain nombre. En tapant « outils collaboratifs » dans mon moteur de recherche, je tombe le plus régulièrement sur Slack, Dropbox, la G-Suite de Google, Trello, ou même Evernote dans une catégorie légèrement différente. Les gens adorent ces outils pour de nombreuses raisons : ils sont disponibles en mode cloud (paiement à l&#8217;usage, disponibilité des solutions en ligne depuis n&#8217;importe où), ils sont instinctifs, flexibles, conviviaux, etc.
Le collaboratif est avant tout une histoire de langage commun
Lorsqu&#8217;on évoque le collaboratif, on pense de prime abord :

au partage de données, de fichiers, d&#8217;informations, le tout en temps réel,
à une plateforme numérique en mode cloud, via laquelle on centralise les flux et les échanges entre collègues,
à des outils intuitifs, simple d&#8217;utilisation, accessible depuis n&#8217;importe quel ordinateur, tablette ou smartphone, partout dans le monde.

Prenons un exemple : une startup qui souhaite se lancer dans le design et la commercialisation de coques de haute solidité pour smartphones. Oui, celles qu&#8217;on voit dans les pubs sur Instagram et qu&#8217;on jette de la hauteur d&#8217;un balcon sans qu&#8217;elles se brisent. On parle bien ici d&#8217;innovation et de développement produit, donc.
A sa création, cette startup va créer un business plan et commencer à travailler sur le design de cette coque. Dans l&#8217;optique de pouvoir rapidement faire du partage de fichiers, de la gestion des versions et simplement du stockage, ils s&#8217;équipent de Dropbox. Jusque là tout va bien.
Là, le design en 3D du produit a bien avancé, la startup a rencontré des partenaires spécialistes des matériaux, des fabricants, des experts de la simulation numérique. Et là ils sont confrontés à un phénomène particulier : leur plateforme d&#8217;échange de fichiers ne prend pas en compte le format de référence dès que l&#8217;on parle d&#8217;innovation produit : la 3D. Pas d&#8217;aperçu possible des modèles 3D, obligation donc pour tous les interlocuteurs du projet de télécharger les modèles 3D sur leur ordinateur pour pouvoir les ouvrir dans un logiciel dédié et les modifier, pour ensuite les charger en ligne à nouveau. Temps perdu, menace de l&#8217;intégrité des données et donc du prototype, cassure évidente dans la continuité numérique des projets, ainsi que de nombreux autres effets collatéraux négatifs pour la compétitivité de la startup.
Une fois que la machine est lancée, que les commandes pleuvent, très difficile de faire marche arrière et de se sortir de ce pétrin en parallèle de l&#8217;opérationnel. Trouver une solution collaborative qui mutualise, dans un environnement sécurisé et intuitif, les différentes briques logicielles, informationnelles et technologiques d&#8217;une entreprise, ça ne s&#8217;improvise pas.
Avoir toutes les compétences en interne : l’apanage des grandes sociétés
Vous l&#8217;aurez compris, avoir accès au sein de l&#8217;entreprise à l&#8217;intégralité des compétences pour développer un produit, le concevoir dans les meilleures conditions, le mettre sur le marché, gérer l&#8217;offre et la demande, gérer le SAV, n&#8217;est pas forcément accessible. Alors oui, les startupeurs ont la réputation de savoir tout faire, mais ce raisonnement a ses limites. C&#8217;est là que la notion d&#8217;innovation ouverte débarque.
Reprenons l&#8217;exemple de notre startup : elle a conçu son prototype de coque haute-solidité en 3D, mais va devoir travailler avec des experts de simulation numérique des propriétés matériaux et du rendu 3D haut niveau pour pouvoir créer des visuels pour sa documentation, sa communication. Cette petite entreprise doit-elle recruter des experts de ces domaines ? En a-t-elle seulement les capacités ? N&#8217;est-ce pas trop risqué ?
Aujourd&#8217;hui, grâce à des plateformes numériques ouvertes, la startup a l&#8217;opportunité d&#8217;aller chercher des ressources spécialisées à l&#8217;extérieur de son entreprise, et de permettre à ces sous-traitants un accès à un environnement collaboratif métier, bénéficiant ainsi de l&#8217;intégralité des conditions pour effectuer leur mission de manière agile et pertinente :

des outils métier compétitifs : conception 3D, simulation numérique, optimisation digitalisée de la production, gestion des ventes, marketing, qualité, maintenance prédictive, etc.
un système de communautés permettant une collaboration fluidifiée entre les contreparties d&#8217;un projet,
une capitalisation sérieuse des connaissances et des savoir-faire,
une alternative au GAFAM en matière d&#8217;hébergement sécurisé de fichiers.

Développer un produit, ça ne demande plus les mêmes compétences qu&#8217;il y a quinze ans. Il n&#8217;y a pas que les ingénieurs qui sont en mesure d&#8217;innover. N&#8217;importe qui peut passer d&#8217;une idée à une représentation 3D facilement, et partir au front pour lever des fonds. L&#8217;impact de ce phénomène sur notre tissu de petites entreprises françaises a été, est et sera absolument gigantesque. Ce qui différencie une petite entreprise des autres, c&#8217;est son agilité, sa réactivité, sa capacité à être plus innovante que les autres, plus vite. Elle a donc besoin d&#8217;un système sans contraintes IT (comprendre cloud), dont le système de paiement à l&#8217;usage lui permet de démarrer un nouveau projet demain ou après-demain.
Est-ce que ça existe ? Si oui, est-ce que c&#8217;est accessible pour les petites entreprises ? Patience, on y vient&#8230;
La continuité numérique, une version aboutie du collaboratif ?
Autre terme que vous aurez difficilement manqué ces dernières années : la notion de continuité numérique. Naturellement, pas de continuité numérique sans technologies collaboratives. Un constat aujourd&#8217;hui, une proportion infime de sociétés (on parle de quelques %) ont implémenté un système d&#8217;information qui permet une réelle continuité numérique.
Nous parlions préalablement de l&#8217;importance du langage de référence dans le domaine de l&#8217;innovation produit : la 3D. Le simple fait qu&#8217;une plateforme ne permette pas de travailler de manière dynamique sur le jumeau numérique de votre produit est une rupture de la continuité numérique, par essence. Toutes les étapes du développement produit doivent être gérées au sein d&#8217;un système unique, de manière normalisée. Au sein de cet environnement seront donc en mesure de collaborer (liste non-exhaustive, bien entendu) une ou un chef d&#8217;atelier, ingénieur en simulation numérique des matériaux composites, directeur commercial, DRH, marketeur, PDG, responsable de maintenance, financier. En somme, tout le monde.
Deux événements à ne pas manquer pour creuser le sujet du collaboratif
Si cet article vous a interpellé, voici deux événements auxquels je vous recommande de participer ce mois-ci. Ces deux dates vous permettront de rencontrer et échanger avec des interlocuteurs dont le métier est d&#8217;aider les PME à transformer leur modèle grâce au collaboratif.
Entreprise du Futur, le 23 janvier à Lyon : cette grand messe du phygital et de la transformation des PME grâce au numérique aura lieu au Centre des Congrès de Lyon le 23 janvier prochain. 2000 professionnels attendus, des conférences de super niveau, des ateliers métier très appréciés des acteurs de la tech en général. Nos équipes y donneront à 16h30 une masterclass sur le potentiel de la continuité numérique pour les petites entreprises. Pour en savoir plus, ça se passe ici. Pour les lecteurs de cet article qui seraient intéressés en particulier par les sujets d&#8217;optimisation de la production grâce au numérique, une autre masterclass sera donnée sur cette thématique lors du même événement.
« Les 5 raisons pour adopter une plateforme collaborative métier en 2020 ! », webinaire organisé par nos équipes et diffusé en direct sur l&#8217;Usine Nouvelle le 30 janvier à 11h, auquel vous pouvez vous inscrire ici. Deux experts du sujet évoqueront et illustreront l&#8217;importance pour une PME de considérer la mise en place d&#8217;une plateforme de collaboration ouverte aux écosystèmes extérieurs à l&#8217;entreprise, pour davantage de compétitivité sur le marché de l&#8217;innovation. ]]>
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