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      <![CDATA[ Innovation et Transformation au 3DEXPERIENCE Forum 2024 ]]>
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      <pubDate>Wed, 19 Jun 2024 08:00:53 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ Le 28 mai 2024, Dassault Systèmes a réuni près de 800 acteurs de l’industrie, engagés dans la transformation digitale, autour d’une ambition : affronter l’ensemble des défis liés à l’innovation.
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      <![CDATA[ 
Le 28 mai 2024 s’est déroulé le 3DEXPERIENCE Forum, une occasion unique d’apprécier concrètement le potentiel des “Expériences génératives” et des jumeaux virtuels au service de la performance et des innovations durables. Retour sur une journée 100% inspiration !



«&nbsp;Souveraineté, énergie, durabilité, toutes les entreprises sont concernées par ces enjeux, a affirmé Olivier Ribet, Vice-Président exécutif EMEA de Dassault Systèmes.&nbsp;L’usage de l&rsquo;IA permet aujourd&rsquo;hui d’imaginer de créer de nouveaux concepts, de nouveaux modèles, de nouvelles molécules et, ce de manière générative, spontanée.&nbsp;La combinatoire de modélisation, de la science de la donnée et de la virtualisation, ouvre d’incroyables perspectives&nbsp;». 



Placé sous le signe des « Generative Experiences », le 3DEXPERIENCE Forum 2024 a dévoilé les nouvelles perspectives ouvertes par l’utilisation de la data, de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies virtuelles les plus avancées pour stimuler l’innovation, la création et la performance dans l’ensemble des filières industrielles.



Philippe Besse, Directeur Général de Dassault Systèmes EUROWEST, a ouvert cette nouvelle édition en affirmant : « La dernière édition du 3DEXPERIENCE FORUM en 2022 était placée sous le signe de la transformation. Les défis alors identifiés – transformation numérique, énergétique, environnementale – sont plus que jamais d’actualité, mais l’accélération des transformations est désormais incontournable. » Une approche ambitieuse lancée comme une invitation à dépasser les limites traditionnelles de la conception, de la production, de la collaboration… Cette édition du 3DEXPERIENCE Forum a clairement démontré que la transformation n’est plus une option, mais une course à l’accélération pour rester compétitif et innovant.



Au programme de cette journée exceptionnelle, des témoignages de leaders dans leurs secteurs : automobile, transport &amp; mobilité, artisanat, agro-alimentaire &amp; produits de grande consommation, défense, nucléaire… Un programme d&rsquo;ateliers et un playground, en plus des points de networking et de discussion pour débattre et échanger tout au long de la journée. Tour d’horizon ci-dessous des témoignages en plénière.



3DEXPERIENCE Forum, Maison de la Mutualité, Paris, 28 mai 2024



Quand Renault Group fait sa révolution automobile



Depuis 2021, Renault Group s&rsquo;est fortement investi dans l&rsquo;intégration de la chaîne de valeur électrique et la digitalisation de l&rsquo;entreprise. Le programme «&nbsp;Renaulution Virtual Twin&nbsp;», adossé à la plate-forme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes, vise à améliorer la compétitivité et à accélérer le développement de nouveaux modèles de voiture. L&rsquo;objectif visé&nbsp;: une réduction des coûts de développement de 40 % et une augmentation de la productivité de 7 % par an. Grâce à ce programme, les voitures sont désormais développées en 3 ans au lieu de 4, et la future Twingo sera développée en 2 ans seulement&nbsp;!



Le cloud joue un rôle clé dans l&rsquo;accélération du développement, et la plate-forme 3DEXPERIENCE est utilisée pour la conception, les systèmes, le MBSE et l&rsquo;ALM, et est étendue à l&rsquo;ensemble de l&rsquo;entreprise. Le déploiement du programme «&nbsp;Renaulution Virtual Twin&nbsp;» implique 5 500 utilisateurs dans le monde, 1 800 variantes de voitures intégrées et plus de 500 000 composants. Tous les métiers de l&rsquo;entreprise doivent s&rsquo;articuler autour du même backbone numérique, avec un objectif de 19 000 utilisateurs d&rsquo;ici 3 ans. Le SaaS permet de développer et de tester les nouvelles fonctionnalités avant leur déploiement effectif, et tous les nouveaux projets sont désormais intégrés dans la plate-forme 3DEXPERIENCE. Le succès de ce programme se reflète dans les 70 000 précommandes de la R5. Pour Gilles Le Borgne, CTO, Renault Group ce projet est une transformation majeure dont les effets vont perdurer&nbsp;: «&nbsp;Le programme Renaulution Virtual Twin, adossé à la plate-forme 3DEXPERIENCE, délivre maintenant son plein potentiel.&nbsp;»



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S-Concept &#8211; quand l’artisanat se met au digital



S-Concept est une entreprise artisanale spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier sur mesure et d&rsquo;objets en tous genres. Dès sa création, Lucas Saden, son fondateur, a fait le choix de s’orienter vers les technologies de modélisation 3D pour optimiser son processus de création. Se présentant comme un «&nbsp;artisan digital&nbsp;», il a souligné, lors de sa prise de parole à l’occasion du 3DEXPERIENCE FORUM 2024, l&rsquo;importance de la 3D pour communiquer ses idées et concevoir des produits innovants, comme sa table mécaniquement modulable ou un mange-debout entièrement dessiné numériquement. S-Concept utilise le logiciel SOLIDWORKS de Dassault Systèmes pour la conception détaillée et les assemblages complexes, et la plate-forme 3DEXPERIENCE pour la gestion du cycle de vie du produit. Cette approche permet à S-Concept de gagner en temps et en efficacité, tout en garantissant la durabilité et l&rsquo;évolutivité de ses produits.



La simulation de fabrication intégrée à la plate-forme 3DEXPERIENCE permet également d&rsquo;identifier et de résoudre les problèmes potentiels en amont, réduisant ainsi les risques d&rsquo;erreur et les coûts de production. L&rsquo;intégration de la technologie 3D a permis à S-Concept d&rsquo;optimiser son processus de production tout en conservant son identité artisanale. L&rsquo;objectif de l&rsquo;entreprise est de croître tout en restant fidèle à ses valeurs : proposer des produits faits main, accessibles, durables et fonctionnels. «&nbsp;Grâce à la simulation et à la plate-forme 3DEXPERIENCE, ma démarche créative s&rsquo;inscrit dans une approche préventive : économie de temps, de matériaux, réduction du risque d’erreur pour proposer des produits d&rsquo;artisanat digital faits main, à prix accessible, durables et fonctionnels. La limite de ce que je peux faire aujourd’hui ne vient pas des solutions digitales de la plateforme de Dassault Systèmes mais des seules limites de ma créativité&nbsp;!&nbsp;», a confié Lucas Saden.



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NAAREA -quand le nucléaire modulaire contribue à la décarbonation de l’électricité



NAAREA est une entreprise qui compte bien révolutionner le secteur de l&rsquo;énergie. Elle développe un réacteur nucléaire modulaire (XAMR) visant à fournir une énergie propre, pilotable et accessible au plus près des utilisateurs. Ce réacteur, conçu pour réutiliser le combustible nucléaire usagé, s&rsquo;inscrit dans une démarche « Energy as a Service », couvrant l&rsquo;ensemble du cycle de vie, de la conception au démantèlement. L&rsquo;XAMR, logé dans un container, permet à ses utilisateurs de se positionner en dehors du marché spéculatif de l&rsquo;énergie et offre une solution plus sûre et plus sobre. Grâce à la cogénération et à la captation de CO2, l&rsquo;XAMR vise un impact environnemental positif. Avec une capacité de production de 80 MW thermiques, il peut alimenter en électricité 100 000 habitants et produire 5 700 tonnes d&rsquo;hydrogène, couvrant 90 % des besoins industriels. NAAREA fait face à des défis technologiques et organisationnels majeurs, notamment en matière de recrutement et de respect des normes de sécurité. L&rsquo;entreprise utilise le jumeau virtuel de Dassault Systèmes pour accélérer la conception, la simulation et assurer une traçabilité totale des processus, un atout précieux pour les autorités de sûreté. Ce jumeau virtuel est le premier du genre dans le nucléaire civil.



«&nbsp;La plate-forme 3DEXPERIENCE joue un rôle clé dans l&rsquo;histoire de NAAREA, elle est un point de convergence collaboratif qui permet à chacun d&rsquo;accéder aux mêmes objets, aux mêmes données. C&rsquo;est une nouvelle façon de penser et de travailler qui nous permet d&rsquo;inventer un nouveau futur&nbsp;», a expliqué David Briggs, Directeur général de NAAREA. La commercialisation de l&rsquo;XAMR est prévue pour 2030, avec un prototype chaud attendu fin 2027. David Briggs a souligné l&rsquo;importance du jumeau virtuel pour accélérer le développement et la valeur de la traçabilité offerte par la plate-forme 3DEXPERIENCE. Il met également en avant le rôle clé de cette plateforme en tant qu&rsquo;outil collaboratif et catalyseur d&rsquo;une nouvelle approche de travail pour l&rsquo;entreprise. «&nbsp;Pour notre projet d&rsquo;XAMR, le jumeau virtuel de Dassault Systèmes a joué un rôle d&rsquo;accélérateur dans de nombreuses phases : conception, simulations ingénierie système&#8230; Quant à la traçabilité totale des processus de conception offerte par la plate-forme 3DEXPERIENCE, elle est un véritable trésor pour les autorités de sureté&nbsp;».



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Quand Bel réinvente la food-tech



Bel a relevé le défi de concilier profitabilité et durabilité en inventant l&rsquo;alimentation du futur. Avec ses produits phares comme « La Vache qui rit », Bel cherche à produire des aliments plus naturels et à explorer de nouvelles sources de protéines. Pour atteindre cet objectif, l&rsquo;entreprise mise sur la digitalisation de ses processus et l&rsquo;engagement de ses 12 000 opérateurs. Dassault Systèmes, partenaire clé de cette transformation, accompagne l’entité dans l&rsquo;invention de la nourriture du futur en mettant l&rsquo;accent sur la rapidité, l&rsquo;efficacité et la qualité. La plate-forme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes permet à Bel de simplifier la complexité, en fournissant la bonne information à la bonne personne et au bon moment. Une approche qui améliore la réactivité et les délais de réponse au sein des infrastructures locales. L&rsquo;expertise de Dassault Systèmes dans l&rsquo;adaptation de solutions à l&rsquo;industrie agroalimentaire se révèle ainsi précieuse pour le groupe. Parmi les éléments clés du projet&nbsp;: le déploiement d&rsquo;un système de gestion de l&rsquo;environnement (EMS) en vue d&rsquo;automatiser les processus pour gagner en productivité et en efficacité.



Bel utilise également le Wi-Fi et le Bluetooth pour connecter ses machines de manière simple, rapide et économique, éliminant ainsi les frontières entre l&rsquo;informatique (IT) et l&rsquo;opérationnel (OT). La gestion du cycle de vie des produits, de la conception à la fabrication, est intégrée à la plate-forme 3DEXPERIENCE, réduisant ainsi le délai de mise sur le marché. Bel, qui utilise plus de 2 500 applications, cherche à rationaliser ses outils et à mettre en place une connectivité de bout en bout. Elizabeth Ellison-Davis, Group Chief Strategy &amp; Transformation Officer de Bel, a souligné l&rsquo;engagement commun de groupe alimentaire et Dassault Systèmes en faveur de la durabilité et de la nécessité de collaborer pour développer des solutions innovantes. Stéphane Dupays, Chief Impact Officer pour le groupe agro-alimentaire a livré une conclusion inspirante à l’issue de sa prise de parole&nbsp;: «&nbsp;Mon conseil par rapport aux défis de transformation ? Start implement learn and do… nous ne pouvons plus attendre, il faut passer à l’action&nbsp;». Un appel entendu et salué&nbsp;par l’auditoire&nbsp;!



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Quand les géants français de la défense innovent au service de la souveraineté…



À l’occasion du 3DEXPERIENCE Forum 2024, une table ronde a réuni des acteurs majeurs du secteur de la défense française : KNDS France, Airbus Defence &amp; Space, Dassault Aviation et Naval Group. L’ambition&nbsp;? Faire le point sur l&rsquo;importance du numérique pour la souveraineté nationale et la compétitivité de l&rsquo;industrie de défense. Les intervenants ont souligné les défis auxquels l&rsquo;industrie est confrontée, tels que l&rsquo;élargissement des théâtres d&rsquo;opérations, la concurrence internationale et la nécessité de moderniser les équipements. Ils ont également mis en avant le rôle essentiel du numérique dans la transformation de l&rsquo;industrie, notamment pour optimiser les processus, réduire les temps de cycle et améliorer la compétitivité. Des exemples concrets ont été présentés, tels que le programme DDMS d&rsquo;Airbus pour la conception et la fabrication numérique, et le jumeau virtuel de Naval Group pour les drones. La collaboration européenne sur des projets comme l&rsquo;Eurodrone a également été soulignée. La sécurité des données et l&rsquo;homologation européenne des données militaires ont été identifiées comme des enjeux majeurs pour lesquels Dassault Systèmes est perçu comme un partenaire clé en vue d’accompagner les acteurs de la défense dans leur transformation numérique. «&nbsp;Nous avons besoin d’un cloud de combat qui permet aux opérateurs militaires de comprendre, décider, se reconfigurer, s’adapter. Il s’agit de faire émerger un système d’interaction entre les différents acteurs afin de renforcer l’efficacité opérationnelle et la coordination&nbsp;», a précisé Lionel ROUBY pour Airbus Defence and Space.



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Valeo &#8211; quand le numérique fédère les savoir-faire au service de l’innovation



Valeo, entreprise internationale de conception, production,  et vente de composants, de systèmes intégrés et de modules pour l&rsquo;industrie automobile, a entrepris un vaste projet de transformation numérique initié par le programme Move Up qui couvre la période 2022 à 2025. Move Up, ambitionne de faire émerger un groupe plus fort technologiquement et idéalement positionné, afin d’accélérer dans l’électrification avec l’intégration de Valeo Siemens eAutomotive, l’ADAS, la réinvention de la vie à bord et l’éclairage tout autour et à l’intérieur du véhicule. Avec 110 000 collaborateurs, 200 usines et 80 centres de développement répartis dans ses trois pôles d&rsquo;activité (Brain, Light et Power), Valeo était confrontée à un fonctionnement en silos, rendant la traçabilité difficile. Pour relever ce défi et réduire les coûts de développement, l&rsquo;entreprise a misé sur la continuité numérique en interconnectant ses outils grâce à la plate-forme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes.




«&nbsp;Nous devions nous saisir de l’enjeu de la&nbsp;continuité digitale afin de réduire nos&nbsp;coûts de développement. Pour cela, nous avions&nbsp;besoin d’interconnecter nos outils. La plate-forme&nbsp;3DEXPERIENCE nous a permis de gagner un temps considérable.&nbsp;» 
Frank Barral, Group R&amp;D Digital Transformation Programs Director pour Valeo



Cette transformation ambitieuse a nécessité la mise en place d&rsquo;une équipe transverse chargée de définir les fonctionnalités requises et de valider les solutions, ainsi que d&rsquo;une équipe architecture pour consolider le cahier des charges. « La plate-forme 3DEXPERIENCE a permis à Valéo de gagner un temps considérable en interconnectant les outils et en améliorant la collaboration entre les équipes », a indiqué Frank Barral, Group R&amp;D Digital Transformation Programs Director pour Valeo.  Grâce à la plate-forme 3DEXPERIENCE, l’industriel a pu déployer des solutions pour 15 000 utilisateurs en gestion de projet (PM), 12 000 utilisateurs en gestion du cycle de vie des applications (ALM) et 1 000 utilisateurs en ingénierie système. Cette transformation numérique a permis à l&rsquo;entreprise de casser les silos, d&rsquo;améliorer la traçabilité et de réduire les coûts de développement.



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Milla Group &#8211; quand la mobilité du futur s’invente au quotidien



Milla Group, constructeur français de nouvelles mobilités, se positionne à l&rsquo;avant-garde de la mobilité partagée avec ses navettes autonomes. L&rsquo;entreprise, composée de deux filiales, ISFM pour la conception et Beta Epsilon pour la fabrication, développe des mini-cars pouvant transporter au moins 22 personnes. L&rsquo;objectif est clair&nbsp;: réduire le nombre de véhicules sur les routes tout en facilitant l&rsquo;accès aux lieux de travail et en luttant contre l&rsquo;autosolisme.



La sécurité est un enjeu majeur pour Milla Group, notamment en ce qui concerne les véhicules autonomes et leur connectivité. L&rsquo;entreprise collabore avec Dassault Systèmes pour développer des jumeaux virtuels de ses navettes et de ses sites de fabrication. Cette approche permet de simuler et d&rsquo;optimiser les processus, garantissant ainsi la sécurité et la fiabilité des véhicules.



Milla Group a déjà déployé 30 navettes autonomes dans 20 services différents, en France et à l&rsquo;étranger. L&rsquo;entreprise a également été choisie par la SNCF pour développer un véhicule combinant train et voiture autonome. Milla Group nourrit le projet de produire 1 000 véhicules par an d&rsquo;ici 2030. Visiativ, partenaire de Dassault Systèmes, accompagne Milla Group dans la mise en place de son jumeau virtuel, y compris la création d&rsquo;une usine virtuelle. Cette collaboration renforce la position de Milla Group en tant qu&rsquo;acteur clé de la mobilité du futur, contribuant à la souveraineté française dans le secteur des transports publics. «&nbsp;En tant que constructeur de nouvelles mobilités, la plate-forme 3DEXPERIENCE s&rsquo;est imposée dès le début du projet. La mise en place du&nbsp;jumeau numérique de notre navette et de notre site de fabrication nous a permis de déployer 30 navettes depuis 2019, de compter 20 services en déploiement et de recenser à la fin 2023, 50 services opérationnels en France et à l’étranger&nbsp;» a expliqué Frédéric Mathis, Président de Milla Group.



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Conclusion



Le 3DEXPERIENCE Forum 2024 a illustré de manière convaincante que la transformation numérique est devenue une nécessité impérative pour les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs. Cet événement n&rsquo;est pas seulement destiné aux grandes entreprises, mais s&rsquo;adresse à toutes les entités, quelles que soient leur taille ou leur industrie. Le forum a accueilli un large éventail d&rsquo;entreprises, témoignant de la diversité présente dans les allées du playground et lors des discussions. C’est cela même l’essence du 3DEXPERIENCE Forum !



Sous l’égide des “Expériences Génératives”, les filières industrielles entreprennent une transformation profonde, alliant innovation, performance et durabilité. Au carrefour de ces enjeux, la plate-forme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes se positionne comme un catalyseur essentiel de cette dite transformation, offrant des solutions innovantes pour relever les défis d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de demain.



Les interventions des clients de Dassault Systèmes ont démontré comment le 3DEXPERIENCE Forum 2024 accompagne la transformation numérique de divers secteurs d’activité. De la conception automobile à l’artisanat digital, en passant par l’énergie nucléaire, l’industrie agroalimentaire et la défense, la transformation numérique reste le moteur de l’innovation et de la compétitivité des entreprises.



Restez connectés pour notre prochain article qui dévoilera les insights du 3DEXPERIENCE Forum 2024, avec des retours détaillés sur les ateliers et les expériences immersives du playground, uniques en leur genre.



Cet article vous a plu ? Allez plus loin en consultant notre page replay du 3DEXPERIENCE FORUM 2024.















Qu’est-ce que le 3DEXPERIENCE Forum Eurowest ?



Le 3DEXPERIENCE Forum Eurowest est une conférence biennale de référence, réunissant des décideurs de la R&amp;D, de l&rsquo;innovation, de l&rsquo;ingénierie, du design, du PLM, de la production, de la supply chain et de la transformation. Cet événement attire des responsables de divers secteurs et de toutes tailles d&rsquo;entreprises.



Ce rendez-vous exceptionnel se distingue par des témoignages clients remarquables en plénière, un large choix d&rsquo;ateliers thématiques, des espaces immersifs (Playground) et de nombreuses opportunités de networking. Cette année, le forum s’est déroulé sous le thème des “Expériences Génératives” et a mis en avant l’apport des jumeaux virtuels, de la data et de l’IA &nbsp;au service de la performance et de l’innovation durables.




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      <![CDATA[ 3DEXPERIENCE FORUM France 2018 : ce qu’il ne fallait pas manquer [2/3] ]]>
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      <link>https://blog--3ds--com.apsulis.fr/fr/brands/3dexcite/3dexperience-forum-france-2018-ce-qu-il-ne-fallait-pas-manquer-partie-2/</link>
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      <pubDate>Fri, 22 Sep 2023 13:12:29 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ “A l’ère de la Renaissance de l’Industrie, l’intelligence collective rend possible l’impossible” : quelle ambition dans ce thème de l’édition 2018 ! Qu’allions-nous vraiment apprendre, quel secret allions-nous découvrir ? En réalité, cette journée a livré bien mieux qu’un secret : une vision partagée. Et des pépites.
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      <![CDATA[ “A l’ère de la Renaissance de l’Industrie, l’intelligence collective rend possible l’impossible” : quelle ambition dans ce thème de l’édition 2018 ! Qu’allions-nous vraiment apprendre, quel secret allions-nous découvrir ? En réalité, cette journée a livré bien mieux qu’un secret : une vision partagée. Et des pépites.
Immobilier, quand la donnée n’est pas “donnée”
L’ambition de Quartus, PME française de 260 collaborateurs, est de repenser toute la chaîne de valeur d’un projet immobilier. Nous sommes ici en pleine disruption à venir de tout un secteur. Pour Quartus, la révolution dans leur métier, c’est de considérer que “l’information a enfin de la valeur”. Le Directeur de sa stratégie, Frank Hovorka, fait d’ailleurs ce premier constat : “un projet immobilier, c’est 80 à 90% de composants industriels, soit 30 à 60.000 selon la complexité des bâtiments.” Deuxième constat : “En Europe, 40% du stock financier capitalistique est immobilier. Or, la productivité de l’industrie de la construction n’a pas évolué depuis 20 ans !” Troisième constat: “ Entre un constructeur et un artisan, une entreprise générale et un investisseur, il y a peu de contact.”
La PME Quartus compte bien disrupter l’immobilier. Son directeur de la Stratégie, Frank Hovorka, considère que réattribuer la vraie valeur aux données va révolutionner tout le secteur.
L’idée de Quartus, avec la plate-forme 3DEXPERIENCE, est “de mettre à la disposition des industriels toute cette information qui pourra être traduite dans leurs propres langues métiers”. Elle est aussi de permettre à tous les intervenants d’un projet de collaborer, d’échanger, de simuler ou encore de concevoir. Son approche du besoin est également très différente de la promotion immobilière actuelle qui propose des produits : “Nous, nous voulons entrer par les usages : vous choisissez une température intérieure plutôt qu’une chaudière spécifique.” Finalement, Quartus veut organiser la complexité.
Replay de l&#8217;intervention de Frank Hovorka disponible ici. 
Des baleines qui vont envoyer du bois
Projet à 90% français, Flying Whales est une entreprise créée en 2012 pour trouver une solution de transport du bois difficilement accessible, mais qui représente un manque à gagner énorme : quatrième forêt d’Europe, la France importe du bois. En effet, construire des pistes pour y accéder ne serait pas économiquement et écologiquement viable.
L’ONF (Office National des Forêts) souhaitait une machine volante à bas coûts, capable de transporter 60 tonnes en une fois, en se comportant comme un hélicoptère.
Le résultat impressionne : Flying Whales mesure deux Airbus A380 de long et deux immeubles haussmanniens de haut, dispose de sept points de propulsion, et peut voler 180 jours par an (statistiques météorologiques à l’appui), dans des conditions de 50km/h de vent maximum. A un prix défiant toute concurrence. Et comme elle ne se substitue à rien, elle va créer de nouveaux segments de marchés.
Sébastien Bougon, président de Flying Whales, porté par son projet, annonce des débouchés probables en Chine et au Canada. Le consortium vise également le continent africain, via le Maroc.
“Comme tous les programmes aéronautiques, très collaboratifs, nous devons interconnecter tous nos partenaires. Nous avions donc besoin d’un outil formidablement collaboratif, avec des logiciels qui se parlent, de CAO de calculs, donnant une suite intégrée très intéressante”, explique Sébastien Bougon, le président de Flying Whales qui finit par cette phrase que lui a glissée l’ancien président de Dassault : “ Nous faisons des voitures de course, vous faites des tracteurs”.
Replay de l&#8217;intervention de Sébastien Bougon disponible ici. 
La continuité numérique en deux stands
Le 3DEXPERIENCE FORUM, c’est aussi quantité de stands avec des expériences toutes plus convaincantes et prometteuses.
Au centre du vaste espace expérientiel se trouve celui du BEAMY2, un concept de projecteur-haut-parleur imaginé et imprimé en 3D pour l’occasion. Ce “pod” permet de montrer tout le potentiel de la plate-forme 3DEXPERIENCE, et donc tout l’intérêt de la continuité numérique dans un processus industriel complet.
Valérie Lebrun, de l’équipe Global Marketing Operations de Dassault Systèmes, prend le temps de me guider, de m’expliquer tout le processus, les possibilités, les bénéfices de la continuité numérique, de “l’expérientiel transversal” ainsi permis. Je dois dire que l’interface, les tableaux de bord permettent aux visiteurs industriels de bien de se projeter. La question d’écosystème est sous-jacente : “C’est une notion fondamentale : chacun en fonction de ses autorisations d’accès, peut intervenir sur toute la chaîne de valeur. A n’importe quelle étape, on peut modifier un élément”, explique Valérie Lebrun qui ajoute : “l’autre intérêt, c’est qu’on ne perd plus rien.” Encore cette donnée, si précieuse.
Sur le pod du concept BEAMY2, Valérie Lebrun, de l’équipe Global Marketing Operations de Dassault Systèmes, démontre les bénéfices de la continuité numérique, à chaque étape de ce projet fictif.
Cette édition 2018 ne pouvait pas faire l’impasse sur une immersion en réalité virtuelle dans le jumeau numérique d’une usine. Notre hôte est Simon Dezert, qui œuvre aux équipements industriels chez Dassault Systèmes : “le démonstrateur « Creative Manufacturing » a été développé par Dassault Systèmes à 100% sur la plate-forme 3DEXPERIENCE en monde Cloud avec FIVES, STAUBLI, ACB, DUFIEUX et SCHNEIDER ELECTRIC. La plupart de ces industriels sont des PME, membres du SYMOP, Syndicat des créateurs industriels, qui a coordonné l’ensemble du projet. Ce démonstrateur propose de s’immerger virtuellement sur une chaîne d’assemblage aéronautique, reflet de la réalité des lignes en service chez les grands donneurs d’ordres.”
En enfilant le casque de réalité virtuelle, en se déplaçant dans cette immersion, on comprend le potentiel : proposer à l’utilisateur de se mouvoir à la place de l’opérateur, de tester l’ergonomie des lieux et des machines, de faire de la revue de design avant même le lancement de la construction de la ligne, de tester des scénarios pour en optimiser les opérations, de former les opérateurs ! Ou encore d’en tester la sécurité. “Avec cet outil, la distance induite par l’écran disparaît, l’humain est au centre du virtuel. Cela implique une économie de coûts, mais aussi de mise en œuvre. La VR apporte de la valeur à chaque étape, du design à la vente, en passant par la formation”, affirme encore Simon Dezert.
Ce démonstrateur est par ailleurs un formidable outil marketing pour les constructeurs de machines ou de lignes industrielles qui ont désormais la possibilité de proposer à leurs clients ou prospects des projets plus vrais que nature, visibles en quelques clics à des milliers de kilomètres de leurs locaux !
Sur le pod du SYMOP, l’expérience immersive dans le jumeau numérique d’une usine permet de saisir ses nombreuses vertus, de la conception à l’ergonomie, en passant par la formation des futurs opérateurs.
N’oublions pas qu’au service de la continuité numérique, se trouvent de nombreux fabricants de machines. Antoine Guyot, responsable commercial en France et au Bénélux des solutions d’impression 3D chez HP : “nous avons voulu améliorer la productivité dans l’impression 3D : il y a peu de temps, il était possible d’imprimer une ou deux pièces. Désormais, la production de moyenne série est possible”, explique-t-il. L’automobile est un très bon exemple car le secteur utilise la 3D depuis un moment et réalise des prototypes.
En la matière, Antoine Guyot indique qu’ils sont “partenaires de BMW pour Mini, qui vient d’annoncer la production de pièces customisées dans l’habitacle, comme votre boîte à gants pourvue d’une pièce imprimée en 3D avec la technologie HP”. Sur le stand de cet important partenaire de Dassault Systèmes, une application étonnante est présentée en vidéo : la possibilité d’imprimer en 3D des poupées à partir de la photo de votre enfant.
Santé : une start-up fait forte impression
Restons dans l’univers de l’impression 3D, cette fois appliquée à la Santé. Voici Biomodex, une start-up accélérée par Dassault Systèmes dans sa pépinière, dont la technologie et la vision ont déjà entamé une double révolution : celle de la pratique du clinicien et celle de la prise en charge des patients.
Biomodex a développé et breveté une technologie d’impression 3D multi-matériaux qui permet de reproduire à partir d’imageries médicales, en cinq jours et bientôt trois, la maquette anatomique d’un patient, en intégrant sa pathologie, mais également sa biomécanique.



Pour Anna Garrec, sa COO, la vision de Biomodex est qu’il y ait “ bientôt une simulation, un planning préopératoire, un endroit dédié juste à côté du bloc opératoire, pour chaque patient et chaque geste complexe du clinicien ”.
Cette maquette anatomique est installée sur une station de simulation “qui permet au clinicien en charge de l’opération de s’entraîner avec les conditions exactes du jour de l’opération, car la simulation contient un flux sanguin chauffé à 37°C”, explique Anna Garrec, Directrice des opérations de Biomodex qui évoque des cas d’anévrisme intra-crânien où “les cliniciens n’auraient pas pris le risque d’intervenir sur un patient sans avoir pu s’entraîner avant sur une maquette Biomodex”. Oui, le numérique contribue à sauver des vies&#8230;
Replay de l&#8217;intervention d&#8217;Anna Garrec disponible ici.
[Cet article est publié en trois volets, et vous venez d’en consulter le second. Le troisième épisode est accessible ici. Visionnez les replays du 3DEXPERIENCE FORUM France directement depuis la page d&#8217;acceuil du site web dédié à l&#8217;événement] ]]>
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      <![CDATA[ L’entreprise « augmentée » au plus proche de ses parties prenantes ]]>
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      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:42:04 GMT</pubDate>
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      <![CDATA[ L’entreprise n’est pas une île. Elle ne saurait se penser en vase clos et n’est pérenne que parce qu’elle s’inscrit dans un écosystème dynamique.
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L’entreprise n’est pas une île. Elle ne saurait se penser en vase clos et n’est pérenne que parce qu’elle s’inscrit dans un écosystème dynamique avec lequel elle interagit en permanence. Elle n’est pas immuable, figée, mais apprend, comprend, s’adapte, évolue. Cela implique un dialogue, des échanges, de la confiance, au-delà des parties prenantes les plus proches de l’entreprise (ses collaborateurs, actionnaires, fournisseurs, clients etc.) : avec les citoyens dans leur ensemble.



Selon une enquête Elabe pour l’Institut de l’Entreprise [1], 36% des Français expriment encore de la «&nbsp;méfiance&nbsp;» à l’égard des entreprises [2] et seuls 48% ont une bonne image des grandes entreprises (contre 93% pour les TPE-PME). Nous ne saurions collectivement nous contenter d’un tel rapport du citoyen à l’entreprise, d’autant plus à une époque où celle-ci est appelée à jouer un rôle grandissant en matière sociale, sociétale, environnementale et a déjà engagé un mouvement significatif en ce sens (la montée en puissance des sociétés de notation extra-financière, comme Vigeo-Eiris ou EcoVadis, en est une parfaite illustration [3]).



« L’entreprise augmentée » au cœur du paysage français



La crise de la COVID-19 a crûment mis en avant ce rôle « augmenté » de l’entreprise : dépassant les premiers jours de sidération, de nombreuses entreprises (de toute taille) ont rapidement mis en œuvre des initiatives visant à répondre à l’urgence sanitaire : conversion des chaînes de production pour fabriquer du gel hydroalcoolique, fabrication de masques, aide alimentaire, prêt de locaux etc.[4] 72% des Français ont ainsi estimé qu’elles avaient été «&nbsp;à la hauteur&nbsp;» depuis le début de la crise [5]. Mais au-delà de l’urgence, l’importance de reconnecter les citoyens à l’entreprise est une problématique plus profonde&nbsp;: l’entreprise est un acteur majeur et historique du tissu social français, pourvoyeuse d’emplois, de richesses, de lien social, d’innovation, et plus encore [6]. Tout en lui reconnaissant sa juste place (l’entreprise n’est pas l’Etat), les citoyens, alternativement consommateurs, (futurs) collaborateurs, fournisseurs, ou simplement acteurs d’un même territoire, ne doivent à ce titre pas s’en sentir étrangers.



L’adoption d’une raison d’être, ouverte par la loi PACTE [7] est un outil essentiel pour l’entreprise, lui permettant d’«&nbsp;embarquer&nbsp;» l’ensemble de son organisation autour d’un même projet. Un fil d’Ariane qu’elle peut s’efforcer de tirer jusqu’à ses parties prenantes les plus éloignées, jusqu’aux citoyens. C’est ce qui en fera cette «&nbsp;entreprise augmentée&nbsp;».



Si les réponses sont multiples, trois pistes complémentaires seront cruciales&nbsp;: renouer avec les territoires, porter une innovation au service de la Société, et intégrer nativement les enjeux de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Et en filigrane&nbsp;: maintenir et renforcer la confiance, élément vital du lien entre l’entreprise et ses parties prenantes.







Reconnecter physiquement l’entreprise et les citoyens, en renouant avec les territoires



Agir sur la connexion physique entre l’entreprise et le citoyen passe indubitablement par une attention accrue portée aux territoires. Dans une France marquée par la désindustrialisation, ce sont des bassins d’emplois entiers qui se dévitalisent, et le rapport des citoyens à l’entreprise avec. Une déconnexion matérielle, physique, visible. Les travaux sur la «&nbsp;Renaissance industrielle&nbsp;» [8] relèvent bien, comme sa référence historique, le nécessaire retour aux fondamentaux&nbsp;: en l’occurrence, notamment, l’ancrage territorial.



Cette question se pose au niveau d’un quartier, d’une ville, d’une région, mais aussi du monde. C’est également une invitation des firmes multinationales à se repenser : les chaînes de valeur distendues, les sièges sociaux éloignés, les décisions homogènes appliquées à des territoires qui ne le sont pas, sont autant de modèles qui ont montré leurs limites (plus encore dans un contexte de crise planétaire aux impacts locaux divers, comme celle que nous traversons). Ce constat a accéléré des transformations organisationnelles de grande ampleur dans nombres de grands groupes, allant dans le sens d’une limitation de leurs sièges mondiaux pour accorder plus d’autonomie aux « pays », traduisant la recherche de ce que l’on retient sous le néologisme « glocal » (contraction de « global » et « local »). Une approche qui s’est avérée salutaire pendant la pandémie de COVID-19, qui a inégalement touché les territoires et a appelé à une gestion de crise la plus proche possible du terrain.



Les salariés en télétravail forcé et prolongé le confirmeront&nbsp;: l’entreprise est avant tout un lieu. Lieu de travail, d’échange, de vie. Matérialiser l’entreprise, la penser physiquement, l’associer à un territoire, est essentiel à ne pas la laisser devenir un organisme déconnecté ou perçu comme tel.



Penser l’innovation comme un outil au service de la Société



Au-delà de son ancrage physique, ce sont également les innovations qu’elle porte en son sein qui ne sauraient être déconnectées du monde qui l’entoure. Une entreprise innove pour le mieux, non seulement pour elle, mais pour l’ensemble de ses parties prenantes, au risque de perdre tout rapport à la réalité. Elle innove certes en interne (au sein d’un département de R&amp;D, via des dispositifs d’intrapreneuriat, et dans chaque fonction ou département), mais aussi grâce à des échanges avec l’extérieur (open innovation, fusions et acquisitions). Une innovation «&nbsp;décloisonnée&nbsp;» [9] sur la forme, mais également sur le fond&nbsp;: l’entreprise ne saurait penser son innovation sans se préoccuper de l’extérieur&nbsp;mais à l’inverse la penser et la présenter comme au service de la Société. La reconnexion entre l’entreprise et le citoyen passera également par là.



À commencer par l’innovation technologique pure, à l’égard de laquelle la confiance des citoyens est obérée par les craintes qu’ils expriment vis-à-vis de la science&nbsp;: le baromètre Ipsos-Sapiens&nbsp;relève ainsi que «&nbsp;Si la science reste une source d’espoir au présent, c’est de moins en moins le cas&nbsp;: 43% des interviewés estiment que la science et la technologie produisent plus de dommages que d’avantages (43%, +6 points depuis 2013)&nbsp;» [10]. Les tensions autour des innovations technologiques ou médicales, de la 5G aux vaccins, en sont une illustration criante. Les entreprises technologiquement innovantes ont ici un rôle à jouer dans le maintien d’une relation de confiance avec les citoyens en expliquant leurs avancées technologiques, en vulgarisant leurs innovations les plus pointues et faisant preuve de transparence quant aux objectifs qu’elles servent.







Au-delà des aspects technologiques de l’innovation (l’innovation est aussi organisationnelle, managériale, sociale etc.), celle-ci doit être pensée comme un outil au service d’un projet de société, qui se veut plus durable, inclusive, humaine. Elle doit pouvoir être identifiée par les citoyens comme un progrès, une évolution positive dans le sens de préoccupations partagées&nbsp;: l’innovation n’en est une que si elle fait l’objet d’une appropriation plus large que par ses seuls concepteurs. Au risque d’ancrer davantage la déconnexion des intérêts des uns et ceux des autres.



Rassembler entreprises et citoyens autour d’un projet commun de Société



Reconnecter le citoyen et l’entreprise implique moins prosaïquement de rétablir une certaine sérénité autour du capitalisme. Que l’on parle de «&nbsp;capitalisme&nbsp;responsable&nbsp;», d’«&nbsp;entreprise citoyenne&nbsp;», l’idée est de restaurer la confiance des citoyens dans la capacité de l’entreprise à ne pas vivre aux dépens de ce qui l’entoure.



C’est précisément sur l’identification et la construction d’une communauté d’intérêts que le rapprochement des citoyens et de l’Entreprise s’opèrera le plus naturellement. La reconnexion implique de regarder dans la même direction&nbsp;: répondre à une même quête de sens, partager les mêmes valeurs. La prise en compte des enjeux de la RSE est en cela un exemple signifiant&nbsp;: beaucoup d’entreprises le disent, il s’agit là d’un réel enjeu de recrutement (pas seulement des plus jeunes) et de fidélisation des clients. D’importants partenaires se montrent par ailleurs de plus en plus regardants, à commencer par les banques ou assurances en ce qui concerne les risques environnementaux par exemple. Avec un réel impact sur l’activité économique de l’entreprise&nbsp;: Axa IM l’a récemment démontré [11], les entreprises les plus avancées en la matière sont aussi celles qui ont le mieux résisté à la crise.



Être connectée aux citoyens implique également pour l’Entreprise de refléter plus fidèlement la société dans laquelle elle évolue&nbsp;: dans sa diversité (notamment dans les efforts qu’elle peut – doit – mener en matière de parité) comme dans son mode de fonctionnement. La consultation régulière par l’entreprise de ses parties prenantes, y compris externes, est en cela une pratique de plus en plus répandue.



Au-delà des valeurs affichées, il s’agit enfin d’assurer une cohérence entre les valeurs mises en avant et la réalité de l’entreprise, ce sur quoi elle ne saurait tricher&nbsp;: la reconnexion entre les citoyens et l’entreprise augmentée passera par la sincérité, par la transparence et, in fine, par la confiance.



[1]«&nbsp;Les nouvelles attentes de Français envers l’Entreprise&nbsp;», une enquête Elabe pour l’Institut de l’Entreprise, 2020 https://www.institut-entreprise.fr/publications/enquete-les-nouvelles-attentes-des-francais-envers-les-entreprises



[2]Ce qui constitue certes une évolution par rapport au précédent volet de cette enquête, en 2017, où ils étaient 42% à exprimer un tel sentiment



[3] Le rachat de Vigeo-Eiris par Moody’s en 2019 démontre par ailleurs l’intérêt croissant des acteurs de la notation financière pour les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance)



[4] Nombre de ces actions ont été relayées par l’Institut de l’Entreprise, lors du premier confinement, à travers son initiative «&nbsp;Histoires d’entreprises en action&nbsp;»



[5] «&nbsp;Les nouvelles attentes de Français envers l’Entreprise&nbsp;», 2020, op. cit.



[6] L’entreprise du XXIe siècle sera politique ou ne sera plus, Pascal Demurger, ed. L’Aube, 2019



[7] Loi&nbsp;du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite&nbsp;loi PACTE&nbsp;(Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises)



[8] « Vers la renaissance industrielle&nbsp;»&nbsp;(Anaïs Voy-Gillis et Olivier Lluansi, éditions Marie B, 2020) https://www.la-fabrique.fr/fr/blog/vers-la-renaissance-industrielle-francaise/



[9] Voir le séminaire de l’Ecole de Paris du Management, « Innovation décloisonnée : l’incarnation d’un virage stratégique » avec Csilla Kohalmi-Monfils, Directrice des Écosystèmes d’innovation, ENGIE Fab, ENGIE



[10] Baromètre « Science et société » Ipsos pour l’Institut Sapiens, décembre 2020 https://www.institutsapiens.fr/la-defiance-des-francais-envers-la-science/



[11] « Coronavirus: How ESG scores signalled resilience in the Q1 market downturn&nbsp;»&nbsp;; Axa Investment Management, avril 2020
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